Lyon - Marseille - Bastos - Azpilicueta - 2012
Le Lyonnais Bastos (à droite) et le Marseillais Azpilicueta (à gauche) | AFP - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

OL-OM : adieu au titre ?

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En se neutralisant dimanche lors de la 22e journée de Ligue 1 (2-2), Marseille et Lyon ont probablement fait une croix sur le titre de champion de France (2011-2012). Les deux Olympiques pointent aujourd'hui respectivement à 11 et 10 points du PSG, solide leader de L1. Un écart vraisemblablement rédhibitoire.

Et si l'OM et l'OL avaient perdu le titre dimanche ? Au Vélodrome, les Phocéens qui restaient sur huit succès consécutifs en 2012 ont vu leur belle série s'arrêter face à des Gones accrocheurs. Alors qu'ils menaient (2-0) à la 34e min, les joueurs de Didier Deschamps ont vu les Lyonnais revenir dans la course grâce à Gomis et Diawara (csc). Certes, les deux formations n'en sont pas à leur premier faux-pas cette saison, mais ce match nul pourrait ressembler à la faute de trop. Car devant eux, le PSG façon Ancelotti et les surprenants Montpelliérains mènent grand train avec respectivement 49 et 46 points. A titre comparatif, Marseille et Lyon n'en comptent que 39 et 38. Un déficit insurmontable ?

Officiellement, les deux formations jouaient la montée sur le podium devant Lille lors de cette 22e journée. Officieusement, c'était l'occasion de faire la différence sur un adversaire direct et conserver un mince espoir de titre. En ne parvenant pas à se départager elles se sont tirées une balle dans le pied.

Aulas : "Le championnat n'est pas encore joué"

Bien sûr, rien n'est terminé. Il suffit de reprendre l'un des poncifs les plus appréciés des joueurs pour s'en convaincre : "Tout est encore possible". Il reste encore 16 journées de championnat à disputer, soit 48 points à distribuer. Autant dire que tous les scénarios sont encore envisageables, comme veut s'en convaincre Jean-Michel Aulas, président lyonnais. "Ce sera difficile (ndlr : de remporter le titre) parce que Paris est loin devant. Le PSG a mis beaucoup plus de moyens c'est vrai avec un investissement considérable. Ils ont de bonnes chances d'arriver à leur objectif. Cette année, le championnat n'est pas encore joué. Il y aura pour Paris pas mal de matchs difficiles."

Du côté de Didier Deschamps, on joue la carte de la désinvolture : "Paris ? Ils étaient déjà loin de nous. D'où on part on peut toujours rêver. Mais ce qui compte ce n'est pas de regarder Paris, c'est surtout nous, on est sur un enchaînement positif, mais il reste pas mal de matches et pas mal de points d'avance, pour Paris et Montpellier."

L'heure n'est donc pas à la panique dans les rangs des deux Olympiques. Si le championnat se résume désormais plus à une course à l'Europe, les occasions de briller sont encore nombreuses. Encore engagées en Ligue des Champions et en Coupe de France, les deux équipes pourront en découdre une fois de plus en finale de la Coupe de la Ligue, le 14 avril. Un match qui trouvera forcement un vainqueur, cette fois.