OL : Jean-Michel Aulas n'a "pas envie d'arrêter" et reste flou sur l'avenir de Rudi Garcia

Publié le , modifié le

Auteur·e : Jean-Baptiste Lautier
Jean-Michel Aulas en conférence de presse
Jean-Michel Aulas en conférence de presse le 10 juin 2020 à Lyon. | AFP - JEFF PACHOUD

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Dans un entretien accordé à L'Équipe ce mercredi 24 février, Jean-Michel Aulas a notamment évoqué son avenir à la tête de l'Olympique lyonnais et celui de son coach. Le président du club rhodanien a expliqué qu'il n'avait pas envie d'arrêter et maintient le suspense quant au sort de Rudi Garcia malgré les bons résultats du club.

La succession de Jean-Michel Aulas est un sujet qui passionne autant qu’il n'inquiète les supporters lyonnais. À bientôt 72 ans - le 22 mars prochain - le patron de l’OL n’est pas près de quitter son navire alors qu’il avait pourtant évoqué son départ le 5 avril dernier, lors d’une autre interview accordée au journal L’Équipe : "L’objectif est de gagner une Coupe d’Europe chez les garçons (...) mais la logique c’est d’aller à peu près jusqu’à 75 ans", avait déclaré Jean-Michel Aulas en évoquant également son ami Tony Parker comme éventuel successeur.

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Un contexte peu propice à un changement de chef

Aujourd’hui, le son de cloche n’est plus le même. Dans un nouvel entretien accordé au quotidien sportif, le président de l’Olympique lyonnais a été très ferme en assurant : "Je n’ai pas envie d’arrêter". Dans un contexte de pandémie, où on l’a vu particulièrement remuant pour tenter de trouver des solutions afin d’éviter l’arrêt de la Ligue 1 la saison passée, il a précisé que "le moment serait mal choisi". “On a des investissements lourds en cours et je ne veux pas sortir dans des conditions qui menacent l’identité du club" a-t-il indiqué.

Interrogé sur son potentiel successeur, l'entrepreneur arrivé au sein du club en 1987 a rejeté la piste de son fils : "Alexandre l’a toujours dit, il ne veut pas être décideur à l’intérieur de l’OL."  Il n'exclut pas non plus que que le futur président fasse déjà partie de l’institution. "Cela viendra de l’extérieur ou de l’intérieur, parce que les directeurs généraux sont aptes (...) à diriger" a-t-il assuré.

"Mais il faut préparer la suite"

Également actionnaire majoritaire du club, Jean-Michel Aulas a estimé que "ce serait moins efficace" si le futur président dirigeait le club sans faire partie de l’actionnariat. "Mais il faut préparer la suite" a-t-il expliqué. Mon souci est de faire en sorte qu’on prépare l’avenir et qu’il n’y ait pas de rupture le moment venu."

Le titre, pas une garantie pour le maintien de Garcia

"Je suis assez content que Rudi ait de bonnes performances" a expliqué Aulas, avant d’ajouter, "Je me souviens très bien des prises de position partout à sa nomination." Lors de l’annonce de l'arrivée de Rudi Garcia en lieu et place de Sylvinho, les supporters du club avaient largement partagé leur déception au sujet de l’ancien coach de l’OM dont les résultats étaient très peu satisfaisants avec le club phocéen. "J’aime bien quand quelqu'un sort de l'adversité avec ses propres valeurs et celles de l'institution" s'est satisfait le président de l'OL.

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Pourtant, alors que l’Olympique lyonnais est plus que jamais dans la course au titre - deuxième à trois points de Lille - l’avenir du coach n’est encore pas fixé. "Si Rudi peut arriver en fin de saison avec des objectifs atteints, on aura la même vision que par le passé, on jugera à la fois sur ses performances et sur le potentiel à pouvoir poursuivre. S’il y avait une très très bonne nouvelle, évidemment que ce serait possible" a-t-il indiqué.

Selon Jean-Michel Aulas : "Rudi Garcia a bien compris l’ADN de l'institution : tout le monde peut s’exprimer mais il sait très bien qui prend la décision finale." Pourtant, il n'a aucune intention de mettre fin à ce suspense, estimant que cela a un impact bénéfique sur les performances du coach : "Je pense que l’indécision permet aux gens de se surpasser. L'équilibre global nous amène à maintenir cette indécision le plus possible."