Cavani Genevois
Face à Edinson Cavani, Romain Genevois, comme tous les Niçois, devra se montrer à 200 % ! | Manuel Blondeau - AFP

OGC Nice, réouverture de la pêche au gros

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Coup d'envoi de la 17e journée du championnat de France, ce vendredi soir (20h30), avec une affiche alléchante entre l'OGC Nice et le Paris SG, toujours invaincu en Ligue 1. Dans son rôle d'outsider sans complexe, le Gym a été parfait depuis le début de saison, en prenant à contre-pied les pronostics face aux équipes phares. La tendance va-t-elle se confirmer contre la bande à "Ibra" ? Les supporters azuréens veulent y croire, même si Hatem Ben Arfa est incertain...

C'est une évidence : Nice a le profil parfait pour faire chuter l'invincible PSG ! Ce vendredi soir, à l'Allianz Riviera, l'événement va se produire, sous les yeux ébaubis des supporters. Coup de tonnerre sur la L1. A ne surtout pas manquer... Bon, forcément, tout cela aurait un sens si le football répondait à une certaine logique, à des critères rationnels et s'appuyait uniquement sur des données statistiques. Mais le ballon rond est plus subtil et rien ne dit que le Gym sera en mesure de rivaliser avec un groupe parisien toujours confortablement installé sur son trône de leader. Une charmante balade en Ligue 1, avec treize points d'avance sur son dauphin caennais. Même le léger coup d'arrêt constaté à Angers mardi (0-0) n'a guère fait trembler l'effectif parisien.

Plus performant en règle générale contre les ténors, Nice part donc avec quelques certitudes. Ses précédents exploits contre Bordeaux (6-1) ou Lyon (3-0), sans oublier ses succès époustouflants à Saint-Etienne (4-1), à Rennes (4-1) ou à Marseille (1-0) ont interpellé le microcosme du football hexagonal. Les "Rouge et Noir" sont nettement moins pimpants contre les sans-grade, en atteste leurs contre-performances à Troyes (3-3), à Ajaccio contre le Gazélec (1-3) ou, dernièrement, à Toulouse (0-2). Même s'il est indulgent, la situation agace le président Jean-Pierre Rivère : "Ce qui est dommage, mais c'est lié à la jeunesse de l'équipe, c'est notre manque de régularité."

La bronchite d'Hatem

De par son expérience, Claude Puel ne cherche surtout pas à expliquer le pourquoi du comment. L'entraîneur niçois protège ses joueurs, tout en lorgnant vers les échéances à venir. Et le futur proche, c'est le PSG : "On a l'ambition de gagner ! J'espère qu'on se montrera digne de ce match. Dèjà, face à Paris, il faut avoir le ballon, un petit peu..." Avant de préciser : "Dans tous les secteurs, il faut être capable de bien faire repartir le ballon, d'avoir un temps d'avance et d'avoir une très bonne lecture. Contre ce genre d'équipe, si on ne fait que défendre, le résultat est rarement au bout." Dans la droite ligne de son coach, Mathieu Bodmer insiste : "On ne refusera pas le jeu. Ne faire que défendre, on ne sait pas faire !"

Après avoir fait souffler quelques-uns de ses leaders (Germain, Pied, Koziello, Bodmer) à Lorient (0-0) - choix risqué mais indispensable pour tenir le rythme -, Claude Puel va rappeler ses grognards pour la réception des hommes de Laurent Blanc. Seule incertitude, mais de taille : la bronchite d'Hatem Ben Arfa. Sous antibiotiques depuis plusieurs jours, le génie azuréen, le Mozart du dribble, n'est pas au top de sa forme. Pas sûr que son boss prennne le risque de l'aligner dès le coup d'envoi. "Hatem a fini à Toulouse cramé ! Il est pris au niveau pulmonaire. Je ne sais pas s'il pourra jouer d'entrée contre le PSG...", avertit un Claude Puel, loin d'être déstabilisé pour autant par cette mauvaise nouvelle. Si Nice veut grandir, il doit aussi apprendre à faire front, face à ces coups du sort.

Nicolas Gettliffe