Trocadero
Des hooligans parisiens, qui ont contribué aux affrontements du 14 mai dernier place du Trocadéro, se sont invités aux abords du stade d'Anderlecht ce mercredi soir. (FRANCK FIFE / AFP) | GONZALO FUENTES / REUTERS

Nouvelles interpellations pour les violences au Trocadéro

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Onze personnes soupçonnées d'avoir participé aux violences lors du sacre du Paris SG au Trocadéro le 13 mai, ont été interpellées mardi matin en Ile-de-France, une semaine après l'arrestation de neuf supporteurs "ultras", a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ces personnes, qui ne sont pas des "ultras" du club parisien, sont soupçonnées d'avoir commis de multiples dégradations, jeté des projectiles sur les forces de l'ordre ou bien brisé des  vitrines de commerces, selon cette source. "On a là plutôt affaire à des profils de jeunes issus des banlieues  parisiennes, et qui étaient manifestement venus à Paris pour casser des  magasins, mais qui ne sont pas des supporteurs 'ultras' ", a expliqué un  enquêteur du service de l'investigation transversale (SIT) de la préfecture de  police de Paris, chargé de cette enquête. Une vingtaine de policiers du SIT  sont affectés à temps plein à l'enquête.

Âgés de 16 à 31 ans - il y a deux mineurs parmi les interpellés - ils ont  tous été placés en garde à vue, selon cette source. Ces nouvelles arrestations interviennent près d'un mois après la remise du  trophée de champion de France au Paris SG sur l'esplanade du Trocadéro qui  avait tourné à l'émeute. Le 13 mai, malgré 800 policiers mobilisés, la fête souhaitée par les  nouveaux propriétaires qataris du club parisien, avec la Tour Eiffel en toile  de fond, avait laissé place à des scènes de violences et de pillages dans l'un des quartiers les plus touristiques de la capitale, avec 32 blessés et une  quarantaine de personnes interpellées.

Le préfet de police de Paris Bernard Boucault avait cristallisé les  critiques de la droite, qui avait réclamé son départ à la suite de ces  violences. Neuf supporteurs ultras ont été arrêtés le 4 juin lors du premier coup de  filet lié à l'enquête. Ils ont tous été déférés après leur garde à vue et jugés  en comparution immédiate. Quatre d'entre eux ont été relaxés, trois peines de 4  mois de prison ferme et deux de 6 et 8 mois avec mandat de dépôt ont également  été prononcées. Le parquet de Paris a fait appel des relaxes.

Vidéo: les violences au Trocadéro lors de la remise du trophée de champion au PSG

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AFP