Bagarre Nice St-Etienne
Des supporters niçois attaquent un ultra stéphanois blessé | VALERY HACHE / AFP

Nice-ASSE: Six supporters interpellés

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Suite aux heurts survenus dans les tribunes de l'Allianz Riviera le 24 novembre en marge du match Nice-Saint-Etienne comptant pour la 14e journée de Ligue 1 (0-1), sept supporters ont été interpellés ce mercredi matin et placés en garde à vue. Six personnes ont été interpellées à Saint-Etienne et une à Nice, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Dans un communiqué de ses services, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a tenu à "saluer l'interpellation, ce matin, notamment dans la Loire, de sept individus suspectés d'être impliqués dans les graves incidents qui s'étaient produits dans les tribunes" du stade de Nice. Il a souligné "sa détermination à lutter contre toutes les formes de  violences péri-sportives". "La fermeté et l'intransigeance face aux comportements haineux et dangereux  doivent continuer à guider l'action des pouvoirs publics, en lien très étroit  avec les instances dirigeantes du football, ainsi qu'avec les clubs", ajoute le texte.

La vidéosurveillance a parlé

Les images de vidéosurveillance ont notamment été exploitées pour identifier les auteurs de violences ou de dégradations. Huit personnes - un supporteur stéphanois et sept Niçois (dont deux  stadiers) - avaient été blessées dans ces échauffourées au tout nouveau stade de l'Allianz Riviera le 24 novembre. Une enquête avait été immédiatement ouverte par le parquet de Nice. L'OGCN, club résident, avait porté plainte contre X le lendemain pour dégradations et violences. Un peu plus d'une heure avant le coup d'envoi, quelque 250 "ultras", dont  des anciens membres des "Green Angels", un groupe autodissous en septembre,  avaient arraché et jeté des sièges. Expulsés du stade par la police avant le  coup d'envoi du match, ils étaient repartis immédiatement en autocars pour  Saint-Etienne. 

Pas de caillassage de bus stéphanois

"Les images de vidéosurveillance captées lors de leur entrée dans l'Allianz  Riviera démontrent sans ambiguïté qu'il n'y a eu aucun +caillassage+ des bus  stéphanois", avait précisé la direction du club niçois. A la mi-temps du match Nice-ASSE (0-1), le président stéphanois Roland  Romeyer avait tenté d'expliquer sans le justifier l'énervement des supporteurs  des Verts par des jets de projectiles sur leurs bus. Tancé par son homologue azuréen Jean-Pierre Rivère, qui l'avait invité "à  la décence, à prendre du recul et à s'informer" sur des débordements "à ne plus  jamais voir dans le football", le responsable forézien n'avait ensuite plus  fait référence à des incidents sur la route et s'en était remis aux résultats  de l'enquête.

Jerome Carrere