supporters asse crs 122013
Des supporters face aux forces de l'ordre | AFP

Nice-ASSE: De la prison ferme requise

Publié le , modifié le

Des peines de prison ferme ont été requises ce jeudi contre deux supporteurs niçois et stéphanois comparaissant devant le tribunal correctionnel de Nice pour des violences avant un match entre leurs deux clubs de football (L1) à Nice le 24 novembre.

Le ministère public a requis 5 mois ferme, deux ans d'interdiction de stade et 750 euros d'amende pour le supporteur stéphanois et le seul supporteur  niçois poursuivi dans cette affaire, tous deux comparaissant sous mandat de  dépôt. Pour quatre autres supporteurs stéphanois comparaissant libres, mais placés  sous contrôle judicaire strict, des peines d'emprisonnement de 4 à 6 mois avec  sursis, assorties d'interdictions de stade d'un an à 18 mois, de travaux  d'intérêt général de 170 heures et de 750 euros d'amende ont été requises.

Six mois de suspension de stade et 750 euros d'amende ont enfin été  réclamés à l'encontre du dernier Stéphanois poursuivi, soupçonné d'avoir jeté  une bouteille de soda en plastique. Ces violences avaient fait huit blessés parmi les stadiers et entraîné la  dégradation de quelque 200 sièges dans le stade flambant neuf de l'Allianz  Riviera. Le procès avait été renvoyé le 5 décembre dernier à la demande des avocats  des six Stéphanois qui souhaitaient avoir plus de temps pour préparer leur  défense.

La LFP constituée partie civile

Dans l'attente du procès, un des supporteurs stéphanois et le Niçois, déjà  interdits de stade, avaient été placés sous mandat de dépôt. Les sept hommes, âgés de 19 à 26 ans, ont reconnu des violences et/ou  dégradations au sein de l'enceinte sportive. "Je souhaite que mon client soit libéré et bénéficie d'une peine juste", a  déclaré en marge de l'audience Franck de Vita, avocat du Niçois. "Pour moi,  c'est avant tout le procès des Stéphanois".

La Ligue professionnelle de football s'est constituée partie civile, tout  comme la ville de Nice, notamment pour "préjudice d'image". De nombreux fonctionnaires de police sécurisaient jeudi les abords et  l'intérieur du palais de justice. Le public voulant assister à l'audience était  fouillé à l'entrée, a constaté une journaliste de l'AFP.

AFP