Niang
Mbaye Niang. | PASCAL GUYOT / AFP

Niang condamné à 18 mois avec sursis

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L'international de football de Montpellier (L1) Mbaye Niang, 19 ans, a été condamné lundi à 18 mois de prison avec sursis et 700 euros d'amendes par le tribunal correctionnel après un accident de la circulation avec délit de fuite, blessures involontaires, mise en danger et conduite sans permis.

La cour a en outre annulé le permis de conduire de l'international espoir  avec interdiction de le repasser pendant trois ans et attribué près de 12.700  euros de dommages et intérêts, dont certains en provisions. Le procureur de la République Patrick Bottero avait requis 170 heures de  travaux d'intérêt général contre Niang "à réaliser dans les six mois"  c'est-à-dire avant qu'il ne quitte Montpellier, l'annulation du permis et  plusieurs amendes pour un total de 330 euros.

Le tribunal a infligé une peine de trois mois de prison avec sursis à  Mohamed Ramadani, 30 ans, pour dénonciation calomnieuse. Il avait affirmé dans  un premier temps être l'auteur de l'accident. L'attaquant de Montpellier a reconnu avoir "paniqué". Le joueur a comparu pour mise en danger de la vie d'autrui, blessures  involontaires ayant entraîné une ITT inférieure à trois mois, conduite sans  permis, vitesse excessive, non respect d'un feu rouge et dépassement par la  droite.

Onze personnes se sont portées partie-civile pour cet accident. Le 2 février, vers 14h45, l'international espoir, sortant d'un restaurant, était parti à très grande vitesse vers le centre d'entraînement au volant d'une  Ferrari rouge qui lui avait été prêtée. Niang, dont le permis avait été retiré en mai 2013, avait accroché quatre  véhicules dès le début de son parcours. Il avait aussi effectué un tête à queue  avant de repartir.

Toujours à grande vitesse, Niang avait poursuivi sa course folle. Il avait  slalomé entre des voitures, en touchant certaines, brûlé un feu, avant de finir  contre un arbre avec "un choc extrêmement violent", selon le président du  tribunal Paul Baudoin. Le joueur avait lui pris la fuite, nié les faits puis les avaient reconnus  quatre jours plus tard en garde à vue.

AFP