OGC Nice
La joie des joueurs niçois | VALERY HACHE / AFP

On n'arrête plus Nice

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Grâce à une belle première période, Nice s'est imposé face à Reims (2-0) vendredi lors de la 26e journée de Ligue 1. Les Aiglons confortent leur 4e place et se placent provisoirement à une longueur de Marseille, qui se déplace au Parc des Princes dimanche.

Pas de doute, les Aiglons ont bel et bien pris leur envol. Équipe surprise de ce championnat, les hommes de Claude Puel ont cette fois pris le meilleur sur Reims au terme d'un match parfaitement maîtrisé. Sûr de sa force, pratiquement jamais inquiété par une équipe Rémoise réduite à 10 peu après l'heure de jeu, Nice peut continuer à nourrir ses rêves d'Europe.

Nice prend le contrôle du match dès les premières minutes. Plus fringants, les hommes de Claude Puel privent les Champenois de ballon et prennent l'initiative dès qu'ils le peuvent. Après une première alerte bien repoussée par le gardien Agassa (8e), Nice va concrétiser sa bonne entame grâce à un pénalty obtenu par Tacalfred et transformé par Eysseric (9e).

Reims impuissant 

Nice ne relâche pas son étreinte et continue de faire mal à une équipe de Reims qui peine à mettre le pied sur le ballon (17% de possession après 25 minutes de jeu). Très souvent sollicité, Agassa permet aux siens de rester dans le match, comme sur cette tête de Pejcinovic bloquée sur sa ligne (20e). Dominateurs, les Aiglons rejoignent les vestiaires avec un avantage amplement mérité.

Si la rencontre s'est rééquilibrée en seconde période, Reims ne sera jamais vraiment parvenu à inquiéte Ospina. Une mission rendue encore plus difficile par le carton rouge reçu par Aissa Mandi (68e) pour deux cartons jaunes sévères. Logiquement, les hommes d'Hubert Fournier vont craquer en fin de match sur un énième coup franc de l'inévitable Bauthéac, dont le pied gauche trouve parfaitement la tête de Civelli qui ne se fait pas prier pour faire le break (2-0, 84e). 

Avec seulement un point de retard sur l'OM, qui affronte le PSG dimanche, Nice confirme ses bonnes dispositions et continue d'impressionner. L'Europe pourrait bien devenir rapidement un objectif raisonnable.

Reactions

Claude Puel (entraîneur de Nice): "Je suis  satisfait sur le plan comptable mais j'aurais aimé avoir plus de sérénité.  Reims nous a opposé un jeu très direct et a durci les débats après la pause. On  a manqué de fluidité dans le jeu. L'expulsion du Rémois nous a fait du bien et  nous a aidés à reprendre en main la partie et mettre ce deuxième but. Ce  n'était pas un match si évident. Nous avons eu des occasions que nous ne sommes  pas parvenus à concrétiser. On est resté longtemps à la merci d'un but raccroc  ou d'un but tout court. En fin de première mi-temps, nous avons voulu gérer en  gardant le ballon dans notre camp, je préfère le voir dans la moitié adverse.  Nous sommes à un point du podium mais les autres n'ont pas encore joué. Nous  faisons notre parcours en sachant qu'il faut prendre des points. A  Saint-Etienne, ce sera une autre paire de manche. Et nous avons beaucoup de  blessés, dont, ce soir, notre capitaine Digard pour lequel on en saura un peu  plus en début de semaine après des examens".

Renato Civelli (défenseur de Nice): "Même en supériorité numérique, nous  avons eu du mal à aller chercher le deuxième but libérateur car Reims n'a  jamais lâché. Avant mon but, j'avais eu deux occasions mais je n'avais pas très  bien placé le ballon. Je mesure 1,94 m, c'est normal que Valentin Eysseric,  Eric Bauthéac ou Camel Meriem cherchent ma tête sur les coups de pied arrêtés.  Je pensais cependant que cette rencontre serait plus difficile. A l'aller, on  en avait pris 3 à Reims. Peut-on aller plus haut que la 4e place ? Pas à  l'occasion de cette journée (sourire). On verra, il reste beaucoup de matches".

Hubert Fournier (entraîneur de Reims): "Une défaite logique. C'était déjà  difficile à 11 contre 11 Niçois meilleurs que nous dans le jeu et l'engagement,  réduit à dix, c'était mission impossible. La faute à l'origine de l'expulsion  (Mandi, NDLR), un tacle à 70 mètres de notre but n'était pas vraiment  nécessaire. C'est le revers de notre jeunesse et de notre inexpérience. C'est  un coup d'arrêt en terme de résultat et surtout sur le plan du jeu. En seconde  période, nous avons été un peu plus consistant dans le jeu mais nous avons eu  trop de déchet dans l'élaboration de nos phases offensives pour bouger un  adversaire très bien organisé. Il faudra bien récupérer dans la semaine pour  être à la hauteur de l'événement, la réception du PSG".

Victor Patenôtre