Souleymane Camara
Souleymane Camara | AFP-Julien

Montpellier-Toulouse, vrai faux derby

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Le duel entre Montpellier (1er, 36 points) et Toulouse (6e, 29 pts) constituera l'affiche de la 18e journée de Ligue 1, ce samedi. Mais d'autres questions se posent en attendant le choc PSG-Lille de dimanche. L'OM réussira-t-il à battre Lorient pour recoller au groupe de tête ? Saint-Etienne, en déplacement à Dijon, peut-il viser l'Europe ? Lyon –qui reçoit Evian- peut-il croire encore au titre ? Nancy et Nice vont-ils sortir de la zone rouge ?

Distantes de mois de 250 km, les deux villes se partagent cette saison les honneurs. Les Languedociens sont leaders tandis que le TFC pointe au sixième rang. Dans l'histoire du football français, il n'est pas courant de retrouver ces deux clubs en haut de l'affiche. Jamais champions de France, tout juste vainqueurs d'une Coupe de France chacun (1957 pour les Violets, 1990 pour les Héraultais), Montpellier et Toulouse ne font pas partie du gotha hexagonal. 

Deux clubs en progression

Hormis quelques exploits sur la scène européenne (un quart de finale de la Coupe des Coupes en 1991 pour le club dirigé par Louis Nicollin, une élimination du Naples de Maradona pour le Téfécé en 1986-87 au premier tour de la Coupe de l'UEFA), ces deux formations n'ont jamais vraiment enthousiasmé les foules en dehors de leurs fans traditionnels. La tendance semble s'inverser depuis quelques saisons. Toulouse s'est déjà qualifié pour le tour préliminaire de la Ligue des champions (écrasé par Liverpool en 2007) et Montpellier progresse chaque année depuis la montée en Ligue 1 en 2009. Et si les deux clubs n'ont jamais dépassé la troisième place au classement final, c'est peut-être pour 2012.

Le choc de samedi à La Mosson promet énormément même si le terme derby peut paraître usurpé tant cette rivalité n'a rien à voir avec un Lyon-Saint-Etienne, un Lille-Lens ou un Nantes-Rennes. Le TFC, qui avait pris 8 de ses 9 points à l'extérieur lors de ses quatre premiers déplacements, a ensuite enchaîné avec trois revers et un match nul. A Lyon, il y a quinze jours, il a encaissé trois buts (3-2) laissant instiller le doute sur sa supposé solidité. Victorieux (1-0) de cette confrontation la saison dernière, Montpellier doit de son côté se racheter de son échec à Valenciennes (1-0) afin de conserver la tête du classement avant Noël. Comme d'habitude, l'équipe la plus réaliste de ses deux équipes ultra-réalistes l'emportera.