Montpellier
Montpellier-Marseille. | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Montpellier douche Marseille au Vélodrome

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Marseille a inauguré de la pire des façons son nouveau stade Vélodrome en s'inclinant de façon très inquiétante (2-0) face à une équipe de Montpellier hyper-réaliste qui a bien réagi après son revers en ouverture du championnat, dimanche lors de la 2e journée de Ligue 1. De son côté, Saint-Etienne est parvenu à renverser la situation face à Reims (victoire 3-1).

Avec un seul point en deux matches, le nouvel entraîneur de l'OM,  l'Argentin Marcelo Bielsa, présenté comme le sauveur, est déjà sous pression et  devra à tout prix obtenir un résultat dans une semaine à Guingamp. Pour cette première rencontre dans un stade Vélodrome rénové mais dont la  capacité était encore limitée par le club à 52.500 places (pour une capacité  définitive de 67.000 places), les virages avaient vu grand, déployant deux  grands tifos mais aussi une banderole sur laquelle ils prévenaient leur équipe:  "Depuis toujours, nous donnons tout pour vous, faites-en autant !".

Dans une nouvelle enceinte peut-être finalement intimidante, l'OM  n'affichait pas la plus grande sérénité. La défense qui avait péché il y a une semaine en Corse (3-3), s'inclinant  deux fois en fin de match, se montrait encore une fois maladroite. Dja Djédjé,  en position de dernier défenseur, tentait un dribble périlleux devant  Stambouli. Le fils de l'ancien entraîneur de l'OM se retrouvait seul devant  Mandanda mais le gardien international sauvait son camp (9).

But justement refusé

Pas pour longtemps car dix minutes plus tard, le même Dja Djédjé se faisait  prendre cette fois par Mounier, abandonné seul dans son dos. L'ancien Niçois  reprenait sans contrôle une magnifique ouverture et lobait Mandanda (1-0, 19). Les Héraultais, battus à domicile lors de la 1re journée par Bordeaux  (1-0), offraient alors un bien meilleur football et les débuts du Paraguayen  Barrios, prêté par le Spartak Moscou, n'y étaient peut-être pas étrangers. Malgré un énorme cafouillage devant le but de Jourdren, puis une belle  combinaison Thauvin-Dja Djédjé, l'OM rentrait aux vestiaires mené. Malgré des matches de préparation encourageants (4 victoires en 5  rencontres), les Olympiens ne trouvaient pas la bonne carburation. Pour le  moment, la créativité d'un Valbuena, transféré au Dynamo Moscou, fait défaut et  ni Allessandrini, ni Payet, entré à la 52e minute à la place de Ayew, n'ont  pris le relais. Quant à la défense, après le départ de Mendes, Bielsa, qui ne compte plus  que deux défenseurs centraux de métier, a reconnu vendredi qu'il lui manquait  encore trois joueurs mais qu'il n'était pas certain de pouvoir trouver des  renforts en raison du temps qui passe et d'une enveloppe revue à la baisse.Nice à l'horizon L'attaque, si prometteuse à Bastia, est quant à elle restée dangereusement  muette, malgré l'entrée à l'heure de jeu du jeune Belge (20 ans), Michy  Batshuayi, aux côtés de Gignac, Bielsa sacrifiant Dja Djédjé. A petite cause,  grands effets: face à une défense en infériorité numérique, Montpellier  doublait la mise sur une action d'école (69) par Sanson. Même si l'OM jetait toutes ses forces dans la bataille, rien n'y faisait.  Gignac croyait avoir marqué mais l'arbitre sifflait à juste titre une main  d'Alessandrini (71). Battu à six reprises en championnat sur sa pelouse la saison passée (pour  une 6e place finale), l'OM est mal parti. Et pour son prochain match à la  maison, le 29 août, c'est Nice, sa bête noire la saison dernière, qui se  profile...Saint-Etienne renverse ReimsMené à la pause après un but contre son camp de Perrin, Saint-Etienne a de son côté fait preuve d'un bon mental pour enfiler trois buts à Agassa et s'adjuger la première place de la Ligue 1. Reims, submergé, n'a pas réussi à tenir le score durant une heure.  

Pas pour longtemps car dix minutes plus tard, le même Dja Djédjé se faisait  prendre cette fois par Mounier, abandonné seul dans son dos. L'ancien Niçois  reprenait sans contrôle une magnifique ouverture et lobait Mandanda (1-0, 19). Les Héraultais, battus à domicile lors de la 1re journée par Bordeaux  (1-0), offraient alors un bien meilleur football et les débuts du Paraguayen  Barrios, prêté par le Spartak Moscou, n'y étaient peut-être pas étrangers.

Malgré un énorme cafouillage devant le but de Jourdren, puis une belle  combinaison Thauvin-Dja Djédjé, l'OM rentrait aux vestiaires mené. Malgré des matches de préparation encourageants (4 victoires en 5  rencontres), les Olympiens ne trouvaient pas la bonne carburation. Pour le  moment, la créativité d'un Valbuena, transféré au Dynamo Moscou, fait défaut et  ni Allessandrini, ni Payet, entré à la 52e minute à la place de Ayew, n'ont  pris le relais.

Quant à la défense, après le départ de Mendes, Bielsa, qui ne compte plus  que deux défenseurs centraux de métier, a reconnu vendredi qu'il lui manquait  encore trois joueurs mais qu'il n'était pas certain de pouvoir trouver des  renforts en raison du temps qui passe et d'une enveloppe revue à la baisse.

Nice à l'horizon

L'attaque, si prometteuse à Bastia, est quant à elle restée dangereusement  muette, malgré l'entrée à l'heure de jeu du jeune Belge (20 ans), Michy  Batshuayi, aux côtés de Gignac, Bielsa sacrifiant Dja Djédjé. A petite cause,  grands effets: face à une défense en infériorité numérique, Montpellier  doublait la mise sur une action d'école (69) par Sanson.

Même si l'OM jetait toutes ses forces dans la bataille, rien n'y faisait.  Gignac croyait avoir marqué mais l'arbitre sifflait à juste titre une main  d'Alessandrini (71). Battu à six reprises en championnat sur sa pelouse la saison passée (pour  une 6e place finale), l'OM est mal parti. Et pour son prochain match à la  maison, le 29 août, c'est Nice, sa bête noire la saison dernière, qui se  profile...

Saint-Etienne renverse Reims

Mené à la pause après un but contre son camp de Perrin, Saint-Etienne a de son côté fait preuve d'un bon mental pour enfiler trois buts à Agassa et s'adjuger la première place de la Ligue 1. Reims, submergé, n'a pas réussi à tenir le score durant une heure.

Victor Patenôtre