Edinson Cavani et le PSG impuissants face à Montpellier
Edinson Cavani et le PSG impuissants face à Montpellier | Pascal GUYOT / AFP

Montpellier accroche le nul face à un PSG sans idées

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A quatre jours de la réception du Bayern Munich au Parc des Princes, le Paris Saint-Germain n'a pu faire mieux que match nul face à Montpellier (0-0) samedi lors de la 7e journée de Ligue 1. Bousculés par des Héraultais qui les auront regardé dans les yeux, les joueurs d’Unai Emery connaissent leur premier accroc de la saison et laissent Monaco revenir à un petit point de la tête.

Le ​match : Paris impuissant et sans idées

Comme face à Guingamp, Metz et Lyon, Paris a longtemps été accroché. Mais cette fois, les Parisiens n’ont pas pu compter sur leurs individualités pour faire la différence. Dans un 4-3-3 classique avec le retour de Marco Verratti au milieu de terrain et un Kylian Mbappé placé sur la gauche de l’attaque en l’absence de Neymar, le PSG a longtemps ronronné, à l’image de celui que l’on a parfois trop souvent vu la saison passée. Avec un Julian Draxler en manque de repères, un milieu de terrain sans idées et un manque d’intensité inquiétant, le PSG a offert une prestation très brouillonne, loin de la facilité dont il a pu faire preuve depuis plus d’un mois.

La première mi-temps a été un chef d’œuvre d’ennui, avec aucune occasion franche pour des Parisiens malgré 80% (!) de possession. Le PSG aurait même pu se faire surprendre plusieurs fois par des Montpelliérains solides et inspirés et pas effrayés par leur adversaire du jour, emmenés notamment par un Stéphane Sessegnon brillant en chef d’orchestre et un Jérôme Roussillon en feu sur son côté gauche et qui aura fait passer plusieurs frissons dans la défense parisienne (17e, 51e, 67e)

Auteur de la seule frappe cadrée du match côté parisien (47e) et du plus gros frisson dans la défense montpelliéraine sur une passe magnifique de Verratti (64e), Kylian Mbappé aura été le seul parisien à avoir pesé sur la défense héraultaise, aux côtés d’un Edinson Cavani beaucoup moins inspiré qu’à l’habitude (zéro tir), même si l’Uruguayen aurait pu bénéficier d’un penalty sur un tacle appuyé de Pedro Mendes (80e).

Après un début parfait, le PSG connait son premier accroc de la saison, là où il avait déjà chuté lourdement l'année passée (défaite 3-0 en décembre 2016). Rien d'inquiétant pour des Parisiens qui restent en tête de la Ligue 1 mais qui devront rapidement faire oublier cette prestation fade et peu reluisante. Réponse dès mercredi et la réception du Bayern Munich en Ligue des Champions.

La stat : 1

Cavani, Mbappé, Draxler... Malgré l'absence de Neymar, l'attaque parisienne avait fière allure cet après-midi. Pourtant, seul Kylian Mbappé aura réussi à trouver le cadre en début de deuxième mi-temps. Il faut remonter à plus d'un an pour voir le Paris Saint-Germain aussi peu inspiré offensivement, c'était face à Monaco en août 2016 (défaite 3-1). 

Déclarations : 

Michel Der Zakarian (entraîneur de Montpellier) : "Je suis content de l'attitude de l'équipe, c'est bien pour nous, cela paie, dans la continuité du week-end dernier (1-0 à Troyes). On a fait un match très solide, dans l'état d'esprit et la concentration. Ils ont eu cinq occasions, mais qui ne concède pas d'occasions contre Paris? On avait décidé de jouer à cinq pour fermer au maximum les espaces, on a fermé le milieu en jouant en losange, à trois récupérateurs et Stéphane Sessegnon devant. On espérait mieux utiliser le ballon sur trois, quatre situations de contre où on n'est pas allé au bout, on a failli notamment quand Jérôme (Roussillon) déborde bien mais malheureusement Casimir (Ninga) n'a pas fait le bon mouvement. Le PSG a eu du mal à mettre de la vitesse dans le jeu sur cette pelouse, tant mieux pour nous. Je pense que l'absence de Neymar à joué, oui, parce qu'il est capable de gestes de génie, quand on a su hier qu'il n'était pas là on était content aussi. Il n'y a pas d'équipe invincible, ce sont des êtres humains et ils avaient peut-être la tête au match de Munich mercredi." 

Thomas Meunier (BEL/défenseur de Paris SG): "Notre première période n'est pas aussi dramatique que ça. Montpellier n'a pas eu une occasion franche. Pour notre part, on s'est créé quelques occasions, alors qu'un penalty n'a pas été accordé. On est tombé devant une très bonne équipe de Montpellier qui a joué avec le coeur, beaucoup d'agressivité et quelques joueurs talentueux. Ce match nul n'est pas une catastrophe. On reste premier, on est toujours invaincu et on a un point d'avance sur Monaco. Il faut voir le verre à moitié plein plus qu'à moitié vide avant la réception du Bayern. Le terrain est catastrophique, ce qui n'est plutôt pas normal en début de saison. Quand on joue face à une défense à cinq, les latéraux ont moins d'espace. C'est à cause de Montpellier, et non pas la faute de Paris si on ne décroche pas la victoire. Il ne faut pas faire une dépendance à Neymar, même si c'est un joueur exceptionnel. Il y a des joueurs qui peuvent faire la différence et savent sortir l'équipe d'une situation compliquée."

Paul Lasne (milieu de Montpellier): "On a fait preuve de coeur et de solidarité pour arracher ce point face à une équipe de Paris dont on connait la valeur. On a senti de suite que l'on était concentré et bien en place, mais il fallait rester vigilant devant une équipe qui peut avoir un éclair de génie. La pelouse, qui est catastrophique, nous a bien aidés, car Paris n'a pas eu la même fluidité que d'habitude. Ce n'est qu'un point, mais ce nul devant une telle équipe donne des bases sur le plan défensif en particulier. Cela montre que quand on est tous concentrés, on peut faire de belles choses. On peut s'appuyer sur ce bon match pour aborder la suite. Une saison est faite de hauts et de bas, et de bons moments inattendus. On s'attend à gagner devant Nantes, et on perd. Devant Paris, tout le monde nous voit perdre, et on prend un point. On progresse, on dégage un bloc défensif solide".

Mathieu Aellen