Philippe Montanier
Philippe Montanier | ANDER GILLENEA / AFP

Montanier rebondit à Rennes

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Quelques minutes après l'annonce de son départ de la Real Sociedad, Philippe Montanier a été officiellement nommé entraîneur de Rennes. Le technicien, qui a refusé une prolongation dans le club basque, remplace Frédéric Antonetti en Bretagne.

Toujours en course pour se qualifier à la Ligue des champions en Liga, Philippe Montanier a préféré rentrer en France. "L'entraîneur de l'équipe première a communiqué à la  Real Sociedad sa décision de rejeter l'offre de renouvellement qui lui avait  été faite et sa collaboration avec le club prendra donc fin au terme de la  saison 2012-2013, date de la fin de son contrat", a expliqué le club de  Saint-Sébastien dans la journée. Depuis plusieurs jours, la rumeur d'un accord circulait entre le Stade Rennais et l'ancien coach de Valenciennes. Il sera en place à partir du 1er juillet prochain avec son adjiont Michel Troin.

Au Pays basque espagnol, le Normand s'est appuyé pendant deux saisons sur des jeunes joueurs, comme à VA où, arrivé en 2009, il a lancé dans le  grand bain Aboubakar, Angoua ou encore Isimat-Mirin. Avant son arrivée dans le Nord,  Montanier venait alors de s'illustrer en propulsant Boulogne-sur-Mer de la CFA  à la L1 en cinq ans. Ce profil a donc séduit les dirigeants bretons, qui avaient fait de  Montanier leur priorité dès que fut officialisé, fin avril, le départ à la fin  de son contrat de quatre ans d'Antonetti. Le technicien corse, comme son  prédécesseur Guy Lacombe (décembre 2007-juin 2009), avait d'ailleurs lui aussi  été choisi pour ses qualités de formateur. A Rennes, Montanier sera servi en matière de formation, avec les  générations nées de 1992 à 1994 qui frappent aux portes de l'équipe première ou  se sont déjà imposées (Beauverger, Cheick Diarra, Abdoulaye Doucouré,  Foulquier, Steven Moreira, Ngando, Abdoulaye Sané), voire de post-formation. Sadio Diallo, Kana-Biyik, Mavinga, Pajot et Théophile-Catherine, même s'ils comptent déjà plusieurs saisons chez les pros, disposent en effet encore d'une bonne marge de progression.

Montanier, option offensive

Ancien gardien de Caen et de Toulouse, dans les années 1990, Montanier  n'aura de toute façon pas d'autre choix que de s'appuyer sur l'actuel effectif breton, en raison de la politique actuelle de rigueur budgétaire menée par ses  dirigeants. Et hormis Alou Diarra, Ilunga et John Mensah, dont les arrivées au mercato  hivernal n'ont pas été de franches réussites, peu de joueurs devraient quitter  le club à l'intersaison. Mais Montanier, réputé pour son style de jeu offensif, devra aussi  réconcilier les Rouge et Noir avec un public qui a oscillé entre désintérêt et  colère au fil des derniers mois, envers une équipe qui n'a gagné aucun de ses  sept derniers matches à domicile, et une seule de ses 13 dernières rencontres  de L1. Sa tâche sera aussi de faire remonter dans le premier tiers du tableau un Stade Rennais qui ne pourra terminer cette saison plus haut que la 10e place,  son pire classement depuis 10 ans (15e en 2002-2003), et de lui apporter enfin  un premier titre majeur depuis la Coupe de France 1971. Un objectif qu'Antonetti, qui n'est pas parvenu à faire franchir un nouveau  palier au club (9e de L1 en 2010, 6e en 2011 et 2012), n'a pas atteint, battu  en demi-finale de la Coupe de France 2012 par Quevilly (Nat.) et en finale de  la Coupe de la Ligue par Saint-Etienne il y a moins d'un mois.