Claudio Ranieri
Claudio Ranieri | JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

Monaco: Ranieri dévoile sa gestion

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Claudio Ranieri, l'entraîneur de Monaco, large vainqueur de Lens en quarts de finale de la Coupe de France mercredi (6-0), s'est exprimé sur la gestion de son groupe avant le match face à Evian samedi. Selon lui, si les joueurs doivent tous être "combattifs", une chose ne peut être changée: "les plus forts avancent, les plus faibles s'arrêtent".

Comment Monaco aborde ce déplacement ?
C.R: "A l'aller, on avait fait nul (1-1). Mais Evian méritait de gagner, avec trois ou quatre possibilités incroyables. Ce sera très difficile. Cette équipe a déjà battu Paris. J'aime jouer au sol. Mais si le terrain est trop délicat,  le contrôle de la balle est compliqué. Je dirai alors à mes joueurs de jouer plus simple. Peut-être faudra-t-il allonger le jeu ? Ce que fait Evian, d'ailleurs. Ce sera un combat. Evian n'est qu'à trois points de Valenciennes."
   
Vous allez jouer d'autres combats -Nantes, Valenciennes ou Rennes- jusqu'à la fin de la saison.
C.R: "Je l'ai dit à mes joueurs: il n'y aura pas de match facile jusqu'à la fin. Le plus important est de rester concentré. L'équipe a bien répondu ces derniers matches. C'est une bonne base mais c'est passé. Il faut répéter pour ne pas oublier. Chaque match est un examen, un test."
   
Faut-il toujours trouver quelque chose pour motiver les joueurs ?
C.R: "Non. Je parle normalement avec eux. Ils sont intelligents. Ils savent que tout le monde veut nous battre, que nous sommes Monaco."
   
Abidal a-t-il regagné sa place après sa performance contre Lens ?
C.R: "Écoutez bien, il avait perdu sa place parce qu'il n'était pas bien. Je vais voir comment il est. Et je ferai mon choix la veille de la rencontre, comme toujours."
   
Faut-il toujours laisser les joueurs dans l'incertitude pour les garder sous pression ?
C.R: "L'incertitude peut être bonne ou non. Je vois actuellement mes joueurs lutter pour gagner leur place. C'est bon. Ce ne serait pas bon si un ou deux lâchaient. Il est important que tout le monde vive. Chacun me connaît et sait qu'il peut toujours se passer quelque chose avec moi."
   
Certains ont peut-être besoin d'être dirigés différemment ?
C.R: Je parle avec celui qui a du mal. Je lui explique ma philosophie. Je veux que les joueurs soient combatifs. C'est la vie. Les plus forts avancent, les plus faibles s'arrêtent."
   
Certains peuvent pourtant tout donner à un entraîneur quand il donne sa  confiance...
C.R: C'est vrai. La relation, le feeling, la confiance entraîneur-joueur sont très importants.
   
Berbatov est-il devenu l'attaquant N.1 ?
C.R: "Peut-être... Il joue, marque et fait des bonnes passes. Mais ils sont tous N.1 pour moi. Lui, je le connais depuis longtemps. Je suis très content de son adaptation. Il est intelligent, comprend ma philosophie et le besoin de l'équipe de jouer compact. Mais je veux toujours plus. Au classement des duels gagnés, on est avant-derniers de L1, par exemple."
   
Chaque membre du groupe continue-t-il de jouer sa place pour la saison prochaine, comme vous l'avez dit récemment ?
C.R: "Les portes sont ouvertes pour tous pour l'instant. Une fois que nous ne jouerons plus rien, je me pencherai sur le groupe de l'année prochaine. Même si j'y ai déjà un peu pensé..."
   
Propos recueillis en conférence de presse

AFP