Mbappe - Monaco-Nantes
Le jeune attaquant de Monaco Kylian Mbappe n'a laissa aucune chance au gardien nantais Dupé | Maxppp - Jean-François Ottonello

Monaco en démonstration devant Nantes (4-0)

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Monaco a repris seul la tête de la Ligue 1 après sa large victoire (4-0) face à Nantes dimanche en clôture de la 28e journée. On a retrouvé pour l'occasion des Monégasques en démonstration, redoutablement efficaces en contres, qui n'ont laissé que peu de miettes aux Canaris. La cause était déjà entendue à la mi-temps, pour une équipe de Monaco toujours très offensive (82 buts en championnat) qui reprend trois points d'avance sur le duo PSG et Nice.

Doublé pour Mbappé

Monaco a logiquement déroulé son football, puisque les conditions s’y sont parfaitement prêtées. A savoir qu’en ouvrant très rapidement le score par l’étonnant Mbappe, superbe de justesse dans son dernier geste, dès la 4e minute, les joueurs de la Principauté n’ont pas été en proie à l’agacement qui saisit parfois les grosses équipes quand elles se heurtent à des blocs défensifs très denses. Au contraire, et c’est à souligner, les Nantais n’ont pas fermé le jeu. Ils ont même globalement bénéficié de la possession du ballon, notamment en première période, et se sont aussi créé des situations favorables. Mais il leur a manqué de la précision et la réussite. Et le résultat est là. A la pause, ce sont bien les Monégasques, procédant par des contres assassins, et surtout d'un incroyable réalisme, qui ont fait le spectacle à Louis II. Avec Bernardo Silva à la baguette, Valère Germain devançant une sortie hasardeuse de Dupé (44e), puis dans le temps additionnel, Mbappe (auteur de son 15e but de la saison), à la reprise d’un superbe centre du Portugais, scellaient déjà le sort de la rencontre.

L'ASM gère

La deuxième période n’était presque qu’une formalité malgré les bonnes intentions nantaises. Mais les Canaris manquaient d’envergure offensive et de percussions pour vraiment inquiéter des Monégasques sûrs de leur fait. La faute de Djidji sur Lemar dans la surface de réparation permettait à ces derniers de creuser un peu plus l’écart, par l’intermédiaire de Fabinho inscrivant pour l’occasion son 12e pénalty, sur 12 tirés depuis son arrivée sur le Rocher. (4-0, 59e).
Dès lors, les accélérations monégasques sur des ballons souvent récupérés très bas, mettaient au supplice la défense d’une équipe nantaise qui ne se procurait aucune occasion vraiment dangereuse. Mais les hommes de Jardim tombaient parfois dans la facilité et n’allaient pas toujours au bout de leurs actions, s'appliquant à gérer leur avantage, pour aller chercher un succès facile qui leur permet plus que jamais de s’inscrire parmi les favoris pour le titre.

Christian Grégoire