Mise en cause par Mediapart, la LFP assure que l'emprunt contracté "ne comporte aucun risque"

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Auteur·e : France tv sport
Nathalie Boy de la Tour et Didier Quillot, les deux patrons de la LFP
Nathalie Boy de la Tour et Didier Quillot, les deux patrons de la LFP. | AFP - FRANCK FIFE

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Au lendemain de la parution d'un article de Mediapart, pointant "la faillite retentissante du foot français", la Ligue de Football Professionnel (LFP) riposte. Par le biais d'un communiqué, l'instance conteste l'idée que le prêt garanti par l'Etat (PGE) contracté pour soulager à court terme les trésoreries des clubs de Ligue 1 comporte le moindre risque financier.

La LFP contre-attaque. Minée par la résolution conflictuelle de la saison 2019/20, puis par la révélation des coulisses de l'Assemblée Générale du 20 mai par L'Equipe et enfin par l'article de Mediapart paru la veille, la ligue a réagi dans un communiqué ce vendredi. Communiqué dans lequel elle annonce notamment sa volonté de déposer deux plaintes contre X auprès du Procureur de Paris pour divulgation de documents confidentiels sans autorisation. La LFP entend répondre à une "volonté de déstabiliser".

L'article de Mediapart, intitulé "La faillite retentissante du foot français", a joué le rôle de la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Dans le viseur du média indépendant à cause du prêt garanti (224,5 millions d'euros) par l'Etat qu'elle a contracté, la LFP se défend. Cet emprunt, qui vise à soulager à court terme les trésoreries des clubs professionnels français, "ne comporte aucun risque financier", assure l'instance. Ce PGE a été souscrit afin de verser aux clubs de Ligue 1 et Ligue 2 l'équivalent des droits télévisuels que les diffuseurs ont refusé de payer après l'arrêt prématuré de la saison 2019-2020. Elle se remboursera en piochant dans le "milliard annuel" (5,3 milliards d'euros sur 4 ans) obtenu lors de l'appel d'offre du cycle 2020-2024.

Diffuseurs oubliés, contribuable pas impliqué, la LFP se défend

Dans un article publié jeudi, Mediapart a reproduit une estimation faisant état d'un "déficit net colossal de 541 millions d'euros" attendu pour les formations de L1 au 30 juin. "On ne peut pas même exclure que la Ligue soit elle-même emportée dans la tourmente et puisse, dans cette hypothèse, éprouver des difficultés à rembourser le prêt gigantesque qu'elle va souscrire", a écrit le site d'investigation, s'interrogeant sur la "solidité financière" du futur diffuseur sino-espagnol Mediapro.

"La LFP dément fermement l'ensemble des contre-vérités relatives au PGE contenues dans cet article", réagit-elle dans un communiqué. "Cet emprunt ne comporte aucun risque financier pour la LFP qui a adopté, concomitamment à la mise en oeuvre du PGE, un plan de remboursement sur 4 ans par prélèvement à la source sur les 5,3 milliards d'euros de revenus audiovisuels déjà conclus et à encaisser sur le cycle 2020/2024", est-il écrit. Ce montant "est constitué par les versements cumulés de 4 diffuseurs et non uniquement de Mediapro (BeIn Sports, Canal + et Free sont concernés, ndlr)", précise par ailleurs la Ligue.

De son côté, Mediapart a pris acte du communiqué de la LFP en mettant à jour son article. "Dans le détail, la LFP ne dément aucune des informations publiées par Mediapart qui s’appuient sur des documents internes confidentiels de… la LFP", répond le média numérique, qui pointe également "une attaque contre la liberté de la presse".

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