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Michel n'a pas vraiment apprécié le contexte marseillais | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Michel : "Je veux changer l'état d'esprit"

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Le nouveau technicien de l'Olympique de Marseille, Michel, s'est d'emblée démarqué de son prédécesseur Marcelo Bielsa en affirmant que "le club est toujours plus important que l'entraîneur", vendredi lors de sa première conférence de presse.

- Pourquoi avez-vous choisi l'OM ?
Michel : "Ce club est connu dans toute l'Europe. Il compte beaucoup de jeunes, connaît une période différente par rapport au passé, mais cela m'a beaucoup intéressé de faire progresser les jeunes".

- N'est-ce pas un problème de travailler avec un groupe que vous n'avez pas choisi ?
Michel: "Cela n'a pas d'importance. Ce qui compte c'est que les joueurs ne soient pas réticents, et il m'a semblé au contraire qu'ils avaient bien travaillé avec nous. De toutes façons, je n'aime pas que l'on tienne compte seulement du choix de l'entraîneur, le club est toujours plus important que l'entraîneur. J'ai eu la chance d'occuper des postes où les entraîneurs avaient laissé un bon souvenir avant moi. J'ai beaucoup de respect pour le travail de Bielsa, comme j'en avais pour (Ernesto) Valverde quand je suis arrivé à l'Olympiakos (Le Pirée). Je ne ferai aucune comparaison avec Bielsa, que j'admire et considère comme un grand entraîneur. Chacun ses méthodes".

- Avez-vous demandé des recrues, un attaquant de pointe notamment où Michy Batshuayi est bien seul ?
Michel: "J'en ai parlé avec le club, mais le mercato ne sera pas facile. Nous sommes d'accord sur la ligne à suivre avec le président. Je ne veux pas dire où je souhaiterais des renforts car ce serait un manque de respect, mais nous sommes d'accord (pour l'attaquant de pointe). Ce n'est pas que nous n'avons pas confiance en Michy, mais on a besoin d'une alternative. Le club connaît mes intentions, je n'imposerai jamais un joueur, je ne suis pas au courant de la situation financière. Je donne mon opinion, bien sûr, c'est normal, mais c'est tout".

- Que voulez-vous changer ?
Michel: "Ce que je voudrais changer avant tout, c'est l'état d'esprit. J'ai vu des joueurs un peu tristes à cause des résultats. Mais on s'est bien entraînés, l'état psychologique des joueurs, de ce que j'ai vu, est bon, je crois. Je pense que mes joueurs, dimanche à 9 heures (21h00) sauront très bien ce qu'ils devront faire".

- Benjamin Mendy nous a dit que vous alliez jouer en 4-3-3, est-ce vrai ?
Michel : "Je crois que je ne vais plus rien dire à Benjamin (rires). Si vous avez déjà tout découvert, je suis en mauvaise posture (rires). Je crois surtout qu'il faut s'adapter, le système ne compte pas si on n'a pas les joueurs, ce sont eux qui le mettent en place".

- Dans la presse française certains de vos anciens joueurs vous ont défendu, Issa, Modesto ou Celestini, mais Yatabaré a dit que vous l'aviez dégoûté du football. Que répondez-vous?
Michel: "Je ne peux que remercier ceux qui ont travaillé avec moi, Sambou (Yatabaré) inclus. Je regrette qu'il ait dit ça, mais je ne vais pas dire publiquement ce que je pense d'eux. Le résultat n'est pas si mal en fait: 3-1, trois qui parlent bien de moi et un mal (rires)".

- Pouvez-vous viser la troisième place ?
Michel: "On a le temps de penser à ça d'ici le mois de mai. Je préfère ne pas parler de classement, mais si un entraîneur ne croit pas en ses joueurs ce n'est pas la peine. Je suis sûr que si on les met en confiance, ils sont capables d'atteindre les objectifs".

- On a dit que vous soigniez votre communication, est-ce vrai ?
Michel: "Quand j'étais joueur, on me disait que j'étais distant. J'essaie d'être un peu plus proche des médias, mais je vois que ça ne sert pas vraiment (rires)".

- Parlerez-vous en français ?
Michel: "Je vais toujours répondre non, comme ça j'ai plus de temps ! Je vais essayer de m'améliorer, pour pouvoir m'adresser à vous directement, mais pas quand je ne m'énerverai !"