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Christian Bruls. | ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

MHSC-OGCN : Bien gérer l'atterrissage

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Cette semaine Montpellier et Nice ont brillamment décroché leur billet pour les huitièmes de finale de la coupe de France, aux dépens de Paris et Marseille. L'enjeu, pour les deux formations mal classées qui s'affrontent ce samedi soir (20h, 22e j.), consistera à gérer au mieux leur retour à la triste réalité (20h). Dans le même temps, les Bastiais iront affronter Toulouse au Stadium, Nantes recevra Reims, tandis qu'un peu plus tôt, Guingamp accueillera l'ogre parisien dans l'antre du Roudourou (17h).

Elle est quand même sacrément rabat-joie, cette satanée Ligue 1. Nice et Montpellier, respectivement tombeurs en milieu de semaine de Marseille et Paris, vont devoir dès ce soir redescendre de leur petit nuage. 13e et 16e d'une championnat où les places des cancres ne sont pas encore définitivement attribuées, les deux formations sudistes sont loin d'avoir assuré leur maintien.  

Mardi soir, au terme d'une rencontre complètement folle, la formation azuréenne avait su profiter des boulevards offerts par une défense marseillaise aux abois (5-4). Mieux, trois des cinq buts inscrits par les joueurs de Claude Puel sont à mettre au crédit de la jeunesse niçoise (Puel 22 ans, Bossetti 20 et Maupay 17), preuve que la relève est assurée. Quant à leurs adversaires du soir, ils ont fait encore plus fort : vainqueur de PSG 2-1 - et au Parc des Princes s'il vous plaît - Montpellier est à la troisième équipe faire trébucher des Franciliens en compétition officielle depuis le début de la saison (après Evian en L1 et Benfica en C1). 

Attention à l'euphorie 

Côté Niçois, rien, ou pas grand chose, ne laissait augurer une telle prestation mardi soir. La victoire des partenaires de Didier Digard face à Ajaccio (2-0) le week-end dernier est à relativiser, tant la formation corse est à la peine en Ligue 1 depuis le début de la saison. Avant cette confrontation face aux Insulaires, Nice restait sur une défaite assénée par les Nantais, et un match nul sur la pelouse du Stade Rennais (0-0). Pour Montpellier, la donne est légèrement différente. Depuis le premier match orchestré par Rolland Courbis à la mi décembre (défaite à Saint-Etienne 1-0), les Héraultais n'ont plus perdu (deux matches nuls contre Monaco et Bastia et une victoire sur Paris). Au sortir de l'exploit signé par son équipe contre le monstre parisien, le natif de Marseille a tenu à calmer les ardeurs de ses poulains : "le match le plus important, c’était et ça reste Nice et ce, avant que la semaine ne commence. La rencontre la plus facile ou la moins difficile à préparer pour un entraîneur et à jouer pour les joueurs, c’était le PSG, qui était une sorte de récréation pour nous". Nul doute qu'à Nice, qui distance les Montpellierains de quatre petits points, le discours doit être sensiblement de même. 

Toulouse (11e) - Bastia (12e) : Djibril Cissé de retour 

Djibril Cissé, 32 ans, n'aura finalement été absent en L1 que pour la victoire contre Bordeaux (1-0), lors de la 21e journée. Précédemment, il avait manqué le 32e de finale de Coupe de France remporté contre Evian-Thonon (1-0), faute de documents envoyés à temps par la fédération russe. Pour son premier match avec Bastia, lors de la 20e journée contre Valenciennes (défaite 3-2), il avait souffert d'une inflammation au psoas, muscle qui relie la jambe au torse.

Guingamp (14e) - PSG (1e) : N'Dy Assemblé face à l'armada parisienne 

Arrivé en début de saison comme doublure à Guingamp après une saison noire à Nancy, le portier de la formation bretonne Guy-Roland Ndy Assembe a l'occasion d'asseoir un statut de titulaire qui demeure fragile, samedi face à l'ogre Paris SG. Profitant de la blessure de Samassa aux ischio-jambiers à l'issue de la 5e journée, l'ancien Nancéen s'est emparé des buts bretons le 21 septembre à Reims (1-1) pour ne plus les quitter, malgré le retour de blessure de l'international malien. Si la plupart de ses prestations ont été satisfaisantes voire brillantes, d'autres ont été plus délicates : face à l'AC Ajaccio (2-1 le 26 octobre) par exemple, puis, en décembre, contre Bordeaux (0-1) et surtout Monaco (0-2), quand sa relance manquée a permis aux joueurs de la Principauté d'ouvrir la marque d'entrée de jeu. Après s'être frotté aux stars du Rocher, Ndy Assembe a l'occasion de démontrer face aux étoiles parisiennes que son nouveau statut n'est pas usurpé.

Les autres matches : 

Nantes (6e) - Reims (7e)  

Ajaccio (20e) - Sochaux (19e) 

Valenciennes (18) - Lorient (10e)

Jean Charbon