Jeremy Menez et son casque de protection
Jeremy Menez et son casque de protection | DAVID THIERRY/PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPP

Ménez, un parcours à la Ben Arfa et Gourcuff ?

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Gagnant-gagnant ? Comme Hatem Ben Arfa à Nice l'an passé, et Yoann Gourcuff aux Girondins en 2008, Jérémy Ménez a fait le pari du retour en Ligue 1 pour se relancer, à Bordeaux, club qui mise sur l'ancien Milanais de 29 ans pour revenir au premier plan.

Club certes historique, Bordeaux n'a pourtant plus vraiment de quoi faire rêver depuis quelques saisons, notamment la dernière, achevée à la onzième place. Mais l'ancien international (24 sélections), qui évoluait à l'AC Milan depuis deux ans après être passé par Monaco, l'AS Rome et le PSG, l'assure: "Ça ne m'a pas fait peur de signer ici". "Ça marche par cycles. Parfois il y a un peu de malchance et ça arrive (une période creuse, ndlr)... comme à Milan aujourd'hui. Donc, ça ne me fait pas du tout peur, sachant que c'est le genre de défi que j'aime bien", avait-il lancé la semaine dernière lors de sa présentation officielle.

"Remontrer ce que je suis capable de faire" 

Ce défi, le même tenté et réussi par Yoann Gourcuff en 2008, Ménez en avait besoin après une dernière saison à Milan plombée par des soucis au dos (réopéré d'une hernie discale). La capitale lombarde qu'il a décidé de quitter après l'arrivée sur le banc rossonero de Vincenzo Montella, avec qui ses relations étaient houleuses à la Roma."J'ai eu une longue blessure au Milan AC l'année dernière, donc ça n'a pas été facile. On s'accroche, et j'ai vraiment à coeur de remontrer ce que je suis capable de faire", confiait-il.

Son transfert à Bordeaux en tout cas, couplé à celui de Jérémy Toulalan et à la prise de fonctions du nouveau coach Jocelyn Gourvennec, s'inscrit dans le cadre des ambitions retrouvées des Girondins.
"Il faut être ambitieux: être dans les cinq premiers", insiste le joueur formé à Sochaux, qui veut que "Bordeaux retrouve l'Europe, car il le mérite". Ravi de pouvoir compter sur un "joueur expérimenté et un leader d'attaque", Gourvennec va cajoler son nouvel attaquant: "comme tous les joueurs sensibles, il a besoin de bien se sentir. Ce sera notre rôle de bien l'encadrer, l'entourer et le guider, et s'il est bien dans la tronche, il sera très performant sur le terrain."

L'oreille sectionnée​

Ses débuts en amical face à Lorient, deux jours après son arrivée, ne se sont toutefois pas passés pour le mieux. Ménez a eu l'oreille sectionnée par les crampons du joueur des Merlus Didier Ndong. Opéré dans la foulée, il portait mardi dernier, lors du seul entraînement girondin ouvert de la semaine, un casque à la Petr Cech et évitait les contacts. Il est toutefois "apte à jouer", a assuré vendredi Gourvennec, à la veille du premier match de la saison face à Saint-Etienne. Au delà de sa prestation face aux Verts, les supporteurs bordelais rêvent déjà d'un destin à la Ben Arfa pour ce membre la fameuse "génération 1987" (avec, outre HBA, Benzema et Nasri), qui est loin d'avoir fait une croix sur le maillot bleu.

"Ça a toujours été un rêve d'enfant", avoue Ménez. "Après avoir connu ça, on a toujours envie d'y retourner. Ça fait un petit moment, on ne va pas se le cacher, mais à moi d'être performant avec Bordeaux, et si ça doit venir, ça viendra."

AFP