Menez et Pastore
Les milieux de terrain parisiens, Ménez et Pastore | AFP - FRANCK FIFE

Ménez marque des points avec Paris

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Moins utilisé depuis l'arrivée de Lucas et le retour en forme de Pastore, Jérémy Ménez, titulaire contre Bastia, a beaucoup tenté et été récompensé par un but (56e), lors de la victoire du PSG (3-1) dans le premier match de la 24e journée. Entré en jeu à la 66e minute, Zlatan Ibrahimovic a marqué son territoire en inscrivant son 21e but, sur penalty. Mais le plus beau but est à mettre à l'actif de Khazri, avec un coup franc de 40m, mettant fin à 949 minutes d'invincibilité de Sirigu.

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Il aurait pu être passeur décisif dès la 25e minute, sur une frappe que Gameiro, au deuxième poteau, déviait sur le montant du but de Landreau. Finalement, Jérémy Ménez a attendu la 88e minute pour être passeur, à l'attention de Chantome qui centrait pour Lavezzi, qui n'avait plus qu'à placer son plat du pied droit dans le but presque vide. C'est la deuxième fois de la soirée que le milieu de terrain international français était décisif pour le PSG. La première fois était aussi importante qu'en fin de match. Après une première période plutôt équilibrée où les Bastiais s'étaient montrés dangereux, l'ancien Sochalien avait débloqué la situation en deux temps et trois mouvements. Un crochet vers l'intérieur qui met dans le vent deux défenseurs, une frappe du gauche qui passait sous le ventre de Landreau, coupable d'une faute de main, voilà comment il avait inscrit le premier but de la rencontre (56e). Il pouvait alors montrer le chiffre 7, celui qu'il porte dans son dos. Comme pour rappeler qu'il est toujours là...

Deux jours après être entré en cours de match avec l'équipe de France contre l'Allemagne, Jérémy Ménez a eu droit à 90 minutes pleines, qui pourraient jouer en sa faveur pour les semaines à venir. Mais il a, encore une fois, affiché sa grande gourmandise pour le ballon, pêcher qui lui fait parfois oublier ses coéquipiers. Mais il aurait pu inscrire un doublé, à l'issue d'un festival personnel, à la 73e minute, sauf que Mickaël Landreau déviait sa tentative. 

949 minutes sans but pour Sirigu, mais pas plus

Cette soirée aurait pu être la sienne. Il aurait, pour cela, fallu que la prestation parisienne soit beaucoup plus impressionnante, les sifflets du Parc des Princes ayant salué la sortie des joueurs à la mi-temps. Il aurait fallu que Zlatan Ibrahimovic, entré à la 66e minute à la place de Gameiro, n'inscrive pas son 21e but personnel en Ligue 1, sur un penalty consécutif à une faute sur Lucas. Et il aurait fallu que Khazri ne réalise pas un petit chef-d'oeuvre, en envoyant un coup franc des 40m en pleine lucarne de Sirigu, pris de vitesse alors qu'il plaçait ses joueurs (83e). Le gardien italien laissait exploser sa colère d'encaisser un but, lui qui gardait sa cage inviolée depuis 949 minutes. Et le même Khazri était tout près de doubler la mise quelques minutes après, mais Van der Wiel dégageait devant sa ligne de but (85e).

Bousculés, les Parisiens ont été soulagés par la réalisation de Lavezzi, qui leur offrait un temps additionnel plus tranquille. Ce succès leur permet de conforter leur place de leader et mettre la pression sur les équipes adverses, avec désormais six longueurs d'avance sur Lyon, premier poursuivant.

La 24e journée de Ligue 1

Réactions

Frédéric Hantz (entraîneur de Bastia): "Des  regrets, oui, le bilan est mitigé par rapport au résultat et aux trois buts.  Mais il y a de la satisfaction si on pense au match aller (0-4). Je suis en  recherche perpétuelle de progression et il y en a eu au niveau tactique et  mentale. La victoire des Parisiens est logique, même si le premier but fait  basculer le match. Après, il y a des erreurs d'arbitrage, un penalty qui  apparemment n'y est pas, même s'il y a faute, mais ce qui m'embête le plus  c'est l'immunité qu'ont certains joueurs de grands clubs. Je pense à Verratti,  qui prend le ballon à la main après chaque faute contre lui et qui n'est pas  sanctionné, alors que celui qui réagit, Khazri, l'est. Ca me gêne plus que le  penalty. On a l'impression que les joueurs des clubs huppés sont plus protégés,  et ce n'est pas que Paris. C'est frustrant, on peut le dire, mais on ne peut  rien faire. Je pense que l'exploit était possible, car on était dans une  semaine internationale avec de l'investissement psychologique et des  déplacements. Mais nous n'avons pas pu concrétiser."
  
Carlo Ancelotti (entraîneur du Paris SG): "Nous avons gagné et pris trois  points, ce qui était notre objectif. C'est vrai que la performance de la 1re  période n'était pas très bonne. La 2e mi-temps était différente. Ce sont trois  points importants pour le classement et pour préparer le prochain match. Les  autres équipes doivent jouer maintenant, pour nous l'important était d'avoir  une continuité dans les résultats. On peut aller au prochain match de coupe  (C1, NDLR) en confiance. C'est une bonne préparation car des joueurs ont pu  récupérer et on a le temps de bien préparer la rencontre physiquement et  mentalement. Je pense que nous avons perdu 30 minutes, le premier quart d'heure  était satisfaisant, mais après il y a eu manque de vitesse et d'intensité dans  le jeu. Etre six points devant, c'est bon pour nous mais beaucoup de joueurs  sont simplement rentrés hier (jeudi). Menez a fait un très bon match et a été  déterminant. Ca n'a pas été difficile de convaincre Ibra de rester sur le banc.  Il a compris tout comme Matuidi et Sakho. Il y a toujours des risques de  blessures et l'idée était de l'éviter. Mes joueurs protégés ? Menez surtout a été protégé (ironique car Menez a été victime de plusieurs tacles, ndlr)."