Marseille Heinze joie collective 032011
La joie des Marseillais | AFP - GERARD JULIEN

Marseille s'offre Paris et la 2e place

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La course au titre n'est pas terminée pour Marseille qui s'est relancé en s'imposant coup sur coup à Rennes et contre Paris. Dimanche, l'OM s'est parfaitement remis de son élimination en Ligue des champions en dominant le rival parisien 2-1. Heinze a allumé la première mèche sur un coup franc splendide. Après l'égalisation de Chantôme, Ayew a donné un avantage définitif à son équipe. Les Phocéens sont 2e après la 28e journée. Paris dit adieu au titre.

La France a fermé ses frontières. Fini les joutes européennes, fini les étoiles. A la Ligue 1 de nous offrir des chocs et des matches de haute volée. Ça tombait bien car le "Clasico" OM-PSG était programmé en fin de semaine avec un enjeu bien réel. Marseille pouvait y reprendre la 2e place à Rennes, Paris pouvait se remettre à croire au titre après sa défaite à Auxerre et son nul face à Montpellier. 90 minutes plus tard, on voit mal Paris se battre avec Lille et l'OM pour la première place. En panne de victoire, les Parisiens vont devoir se contenter de la Coupe de France. Pour Marseille, le jeu a encore fait défaut mais, avec son réalisme habituel, les trois points sont bien au chaud.

Au coup d'envoi, on avait ouvert les vannes du jeu. Peu de fautes et une envie de se projeter très vite en situation offensive. C'était parti vite mais sans occasion de but jusqu'à ce coup franc magistral de Heinze qui contournait le mur et laissait Coupet pantois (1-0, 16e). Titularisé à la place d'Edel, le gardien parisien était cueilli à froid comme son mur mal placé était resté de glace. Déboussolé, le PSG mettait dix minutes à réagir. L'OM lui donnait un petit coup de main en balbutiant sa relance. A la récupération d'un mauvais renvoi, Jallet centrait pour Nenê qui enchaînait un contrôle orienté et une frappe sur le poteau de Mandanda. Bien placé, Chantôme était là pour mettre le ballon au fond des filets (1-1, 27e). La joie était de courte durée pour Paris. Sur un caviar de Gignac au milieu de la défense, Ayew marquait de la tête (2-1, 35e). Toujours pas un arrêt pour Coupet et deux buts dans la musette, drôle de soirée…

Le PSG n'abdiquait pas et prenait le match à son compte. C'est toutefois sur les erreurs marseillaises que Paris avait ses meilleures occasions. Au contre sur Diawara, Nenê menait un trois contre un mais la jouait "perso" en oubliant Bodmer au centre et Hoarau à droite. Le problème, c'est que sa balle piquée n'était pas cadrée… (39e). Le PSG pourrait bien le regretter. Fort de son avance, Marseille reculait et misait sur des contres. Après une course parfaite, Ayew ratait le KO sur une frappe croisée où Coupet réalisait son premier arrêt de la partie (48e). Le Ghanéen est le vrai poison de cette équipe marseillaise. En revanche, la défense phocéenne n'a pas encore trouvé d'antidote à ses insuffisances. Paris tentait d'en profiter mais pêchait dans ses dernières passes. Du coup, malgré la possession du ballon, les dernières cartouches étaient à l'actif de l'OM. Mais ni Gignac (67e), ni Lucho (78e), ni Rémy (80e) ne trouvaient le cadre. Peu importe puisque Paris coinçait physiquement, laissant Mandanda bien tranquille dans ses buts. Paris battu 2-1. La Ligue 1 perdait un candidat.

Antoine Kombouaré (entraîneur du Paris SG):  "Ce résultat est une déception, oui et non. Oui car nous avons raté le coche en  1re mi-temps, où il y avait largement la place non seulement pour revenir au  score, mais aussi peut-être pour prendre l'avantage. Non, car en 2e mi-temps,  nous n'avons pas existé, baissant le pied à la fois physiquement et dans le  jeu. Nous avons eu du mal à peser sur la défense et l'OM nous a été supérieur.  En 1re mi-temps, nous avons notamment cette occasion fantastique sur  l'interception de Nene, qui fait le meilleur geste si cela se transforme en  but... Nous faisons une très mauvaise opération sur le plan comptable, mais  nous sortons de 11 matches en 5 semaines, c'est une des raisons qui font que  nous avons eu du mal en 2e mi-temps à mettre de la vitesse et du rythme. La  coupure arrive au bon moment, elle va nous permettre de souffler et de  travailler fort pour garder la 5e place et aller chercher la Coupe de France.  Il reste 10 journées. Et si on finit 5e, ce sera déjà bien, mais j'ai espoir de  voir mon équipe gagner quelques places."