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Marseille espère accrocher le PSG en Ligue 1 | JEAN MARIE HERVIO / DPPI Media

Marseille peut-il bousculer Paris ?

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Même si le Paris SG compte presque deux fois plus de points (66) que Marseille (34) qui n'a remporté aucun de ses 9 derniers matchs à domicile, le clasico reste un classique, et mettra encore le Vélodrome en ébullition, dimanche (21h00) en clôture de la 25e journée.

Depuis bien avant cette 25e journée, les deux clubs ne jouent plus sur la  même planète. Mais l'OM se prend à rêver d'être le premier à faire tomber les  "invincibles", comme les appellent Nicolas Nkoulou, le meilleur défenseur de  l'OM, qui va avoir du travail face à "Zlatan" et cie, invaincus depuis 33  matches en championnat. Les chiffres sont d'autant plus effrayants que le PSG vient d'aligner 14  victoires, dont 9 sans encaisser de but. L'OM lui vient d'enchaîner onze  matches sans perdre. Tout à fait honorable, "jeune padawan", mais bien loin de  la série des "maîtres jedis" de la Ligue 1. Si jamais ces derniers veulent puiser leur motivation dans la perspective  de finir la saison domestique sans défaite, le rendez-vous marseillais est quoi  qu'il en soit un match à ne pas perdre. Et Thiago Motta, qui se souvient bien  du dernier succès obtenu à l'arraché (3-2) au Vélodrome, se délecte déjà "d'un  grand match à jouer".

Huit, ça suffit ?

Il sera sans nul doute celui qui va véritablement lancer la seconde partie  de saison à enjeux pour le PSG, avant la double confrontation face à Chelsea en  8e de finale de la Ligue des champions (16 février, 9 mars). Dans cette perspective, Paris sait qu'il peut actuellement compter sur ses  deux stars en grande forme: Angel Di Maria (8 buts, 10 passes en 18 matches de  L1) et Ibrahimovic (20 buts, 7 passes, en 19 matches de L1), qui aime à ce  point jouer l'OM qu'il a marqué huit buts à Steve Mandanda en autant de  confrontations. Huit, c'est aussi le nombre de défaites de rang de Marseille face au rival  honni, le dernier succès remontant au 27 novembre 2011 (3-0). "Je ne me sens pas humilié par rapport à Paris, non", répond Rémy Cabella  face au mur de chiffres. "On ne va pas avoir peur parce que c'est Paris Saint-Germain,  développe-t-il. Ils sont dans une dimension supérieure, ils survolent la L1,  mais il y a des petites équipes qui battent parfois les grandes, et nous on  n'est pas une petite équipe." Pour y croire, Cabella se réfère au match aller (2-1 pour le PSG). "On  menait 1-0, on était bien dans le match, on fait deux erreurs et on perd", se  rappelle-t-il.

Avec ou sans Diarra ?

Autre motif d'espoir, "la stabilité retrouvée", selon Michel, et une  solidité défensive acceptable. "On retrouve un bloc plus compact, juge  Mandanda, on concède moins d'occasions, on commet moins d'erreurs  individuelles. Il faut se baser sur cette défense parce qu'on aura les  opportunités de marquer". Pour l'occasion, Marseille retrouve son buteur du match aller, Michy  Batshuayi, qui a pu souffler "grâce à" un match de suspension. La recrue  écossaise du crépuscule du mercato, Steven Fletcher, sera sur le banc.  Découvrira-t-il la L1 par son sommet le plus volcanique ? L'OM semble résolu à se retrouver dans la position de contreur qu'il  affectionne. "Le PSG a tant de qualité qu'il aura le ballon, même si je ne le  veux pas, dit Michel. Mais ce sera un peu comme si c'était un match à  l'extérieur", où l'OM a gagné six de ses huit dernières rencontres de L1... S'il faudra tous les ingrédients pour renverser le PSG -- le piment du  public en feu étant assuré, avec un Vélodrome plein à craquer --, l'OM craint  en revanche de devoir encore se passer de Romain Alessandrini (voûte plantaire)  et, surtout, du maître à jouer Lassana Diarra, le seul joueur de l'effectif  avec Mandanda qui jouerait sa place dans le PSG de Laurent Blanc.

AFP