Bernardo Silva OM Monaco
Bernardo Silva unique buteur des Monégasques. | VALERY HACHE / AFP

Marseille n'en a pas profité

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Battu par une solide équipe monégasque lors du dernier match de la 18e journée (1-0), l'Olympique de Marseille n'a pas su profiter de la défaite du PSG à Guingamp plus tôt dans la journée (1-0) pour prendre le large au classement. La bonne affaire est finalement pour Lyon, qui est à portée de fusil des deux leaders (deux points).

Pour les 90 ans de son existence, l'AS Monaco s'est offert une belle fête, et la tête du leader de la Ligue 1 comme cerise sur le gâteau. Avec des joueurs historiques tels que Thuram, Barthez, Giuly ou Amoros pour donner le coup d'envoi fictif de ce match, le prestige était déjà en place. Restait à confirmer sur le terrain. De plus en plus consistants, malgré l'absence notable de Berbatov, les Monégasques ont muselé un OM décevant qui ne possède donc toujours qu'un point d'avance sur le PSG et deux sur Lyon. Le club de Bielsa confirme ses difficultés face aux "gros" à l'extérieur après les défaites déjà enregistrées à Lyon (1-0) et à Paris (2-0). Sauf qu'à la différence de ces deux matchs où les Olympiens n'avaient pas démérité, ils ont cette fois livré un non-match ou presque. 

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Et pourtant c'était bien parti. Avec un coup de tête surpuissant de Gignac qui rasait le montant monégasque dès la 9e minute et une réponse immédiate de Martial, dont la frappe s'écrasait sur la transversale de Mandanda (10e), le match était lancé sur des bons rails. Mais il allait manquer certainement un aiguillage car, en dépit d'une bonne volonté manifeste de la part des deux équipes, le jeu s'enlisait rapidement au milieu de terrain. Après une demi-heure, aucun tir cadré à signaler et une crainte mutuelle qui paralysait les joueurs. Même si l'OM, fidèle à ses habitudes, monopolisait le ballon, son utilisation était rarement opportune. Replacé en défense centrale, Jeremy Toulalan buvait du petit lait tandis que devant, Ferreira Carrasco virevoletait et contraignait le portier phocéen à l'exploit (38e). Marseille, sur coup de pied arrêté, aurait pu trouver son salut mais Rod Fanni, pourtant esseulé, dévissait totalement (42e).

Pas de tonus, pas de bonus

A l'image d'un Payet pourtant intenable ces derniers temps mais assez effacé à Louis II, il apparaissait clairement que les Olympiens n'étaient pas dans un grand soir, et la seconde période le confirmait rapidement. Si Gignac faisait illusion le temps d'un tir bien capté par Subasic (60e), les joueurs du Rocher prenaient de plus en plus l'ascendant sur les leaders de la Ligue 1, physiquement dépassés. Sans tonus, sans créativité non plus, Marseille craquait sur une remarquable action collective monégasque avec un centre que Ferreira Carrasco laissait intelligemment passer pour Silva qui reprenait victorieusement (1-0, 67e). Quelques minutes plus tard, Raggi, de la tête, était tout proche du break (71e) mais les joueurs de Jardim n'avaient finalement pas besoin d'un plus gros avantage face à cet OM sans vie. De "fada", l'équipe de Bielsa était devenue "fadasse". 

Déclarations : 

Steve Mandanda (gardien de but et  capitaine de Marseille): "On était moins bien que d'habitude, on n'a pas réussi  à faire le même pressing que d'habitude. Monaco a imposé le rythme, a fait son  jeu, et de notre côté on a aussi eu moins de réussites sur nos occasions, même  si on en a eu beaucoup. Il y a peut-être eu un peu de fatigue, je ne sais pas.  On avait l'occasion d'être champion d'automne et de creuser l'écart avec Paris,  c'est une double déception mais c'est fait, c'est comme ça."

Julien Lamotte