Michy Batshuayi (OM)
Les joueurs de l'OM frustrés | ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Marseille, Lille et Bordeaux, l'argent ne fait pas leur bonheur

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L'Olympique de Marseille, le Losc Lille, ou les Girondins de Bordeaux font partie des plus gros budgets de Ligue 1, mais leurs résultats depuis le début de la saison sont plus que décevants.

Avec ses 490 millions de budget, et ses innombrables vedettes internationales, le Paris Saint-Germain écrase sans conteste la concurrence. Mais après déjà 15 journées, la logique financière ne correspond pas forcément à la logique sportive, bien au contraire. L'OM et ses 125 millions d'euros a bien du mal à digérer son actuelle 11e place. Lorsque l'on possède un palmarès comme celui du club phocéen, et que l'on s'appuie sur le 4e budget de L1, il est bien difficile d'accepter de se retrouver à 22 points du champion d'automne, le PSG.

L'OM manque toujours de stabilité

A Marseille plus que partout ailleurs, il ne suffit pas d'injecter des millions d'euros pour bâtir une équipe compétitive. L'étonnant départ de Marcelo Bielsa a laissé quelques traces et Michel tarde à trouver la panacée avec un effectif qui est probablement surcoté des salaires qui vont de paire et des départs de joueurs qui n'ont pas été compensés. Les rumeurs de vente du club à un groupe américain, indien ou dubaïote par l'actionnaire majoritaire Margarita Louis-Dreyfus n'ont pas été totalement écartées, et cela ne favorise pas forcément un climat sain en coulisse. 

Margarita Louis-Dreyfus et Vincent Labrune
Margarita Louis-Dreyfus et Vincent Labrune

Le "long chantier" du Losc

Pour Lille, l'heure est à l'urgence. Premier relégable avec seulement deux victoires en 15 rencontres, le cinquième budget du championnat (70 millions) compte sur Frédéric Antonetti –fraîchement nommé- pour transcender une équipe déboussolée. Le Losc qui a notamment échappé à une faillite en 1994, avait depuis sa privatisation trouvé un juste équilibre, lui permettant même de s'illustrer en Coupe d'Europe. Mais depuis la saison passée, la menace de la relégation perdure. Hervé Renard n'a pas trouvé la potion magique, et la mission maintien a donc été confiée à Antonetti, qui prévoit "un long chantier".

Bordeaux se cherche encore

Et pendant que des clubs comme Angers (18e budget de L1 avec 24 millions d'euros), ou encore Caen (14e budget avec 26 millions d'euros) narguent les plus riches depuis le podium, d'autres grosses cylindrées peinent encore. L'argent ne fait donc pas le bonheur non plus de Bordeaux qui affiche pourtant 60 millions de budget (le 7e du championnat) mais qui pointe à une frustrante 14e place. En perdition sur le terrain, justement face à Caen (défaite 1-4 à domicile), les Girondins ont décidément bien du mal à retrouver un brin de sérénité depuis le doublé championnat/Coupe de la Ligue, décroché en 2009. 

Les joueurs d'Angers
Les joueurs d'Angers

Comme pour l'OM ou Lille, c'est avant tout le jeu proposé par Bordeaux qui laisse transparaître un certain malaise. Si la mayonnaise ne prend pas entre les différents acteurs, si une certaine cohésion ne se met pas en place, on aura beau demander aux investisseurs de remettre la main à la poche, le jeu et a fortiori les résultats, s'en trouveront inévitablement affectés. Le sport, ce n'est heureusement pas qu'une histoire de gros sous.

Romain Bonte