Bielsa LOSC
L'imbroglio Bielsa continue. | Philippe Huguen / AFP.

Marcelo Bielsea perd encore contre le Losc, cette fois devant les prud'hommes

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Licencié pour faute grave par Lille, Marcelo Bielsea vient de perdre une deuxième fois devant des juridictions. Le conseil des pud'hommes de Lille n'a pas accédé à sa demande de la constitution de 6 millions d'euros pour son licenciement. Et il l'a condamné à 3000 euros correspondant aux frais de justice. Le 5 mars, il avait déjà été débouté par le tribunal de commerce de Lille pour sa demande de mise en cessation de paiement du club. Et le tribunal lui avait infligé une amende de 300 000 euros de dommages et intérêts pour le caractère abusif de son assignation.

Marcelo Bielsa ne surfe pas sur les victoires. Ce n'était déjà pas le cas lors de son passage sur le banc lillois, en début de saison (4 victoires toutes compétitions confondues), jusqu'à sa mise à pied puis son licenciement fin novembre. Dans les tribunaux, il accumule les déboires.

Le conseil des prud'hommes a en effet rejeté sa demande de constitution d'une provision de 6 millions d'euros par le club nordiste pour son licenciement. Il considère "que l'instance est éteinte depuis le 16 janvier 2018" et "qu'il n'y a pas lieu à statuer sur les demandes de M. Marcelo Bielsa" selon la décision du conseil des prud'hommes rendue publique mardi après-midi. En outre, le Conseil "ordonne à M. Marcelo Bielsa de payer à la société Losc la somme de 3.000 euros" correspondant aux frais de justice du Losc. Selon l'avocat du Losc, Me Bertrand Wambeke, le conseil du technicien, Carlo Alberto Brusa, avait en effet écrit au greffe des prud'hommes le 16 janvier pour se désister de sa demande, puis était revenu en arrière le 26 janvier pour maintenir sa demande et réclamer plus de 6 millions d'euros de provision.

Deux défaites devant les tribunaux

Le 5 mars dernier, "El Loco" avait déjà été débouté devant le tribunal de commerce de Lille. Il souhaitait que le club nordiste soit déclaré en cessation de paiement, ce qui aurait ouvert une procédure de redressement judiciaire, préjudiciable à son ancien employeur. L'Argentin a par ailleurs été condamné à verser à son ancien club 300.000 euros de dommages et intérêts pour le caractère abusif de son assignation devant cette juridiction. Une décision pour laquelle il a fait appel.

Devant les prud'hommes, le technicien argentin réclame 18 millions d'euros. Il s'appuie sur une clause contenue dans son pré-contrat, signé le 14 février 2017, dans laquelle il serait indiqué qu'il pourrait prétendre toucher tous les salaires restant dûs quelque soit les raisons de la rupture ou de la résiliation du contrat. 

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze