Mamadou Sakho : "Le foot, ce n'est pas de la magie"

Mamadou Sakho : "Le foot, ce n'est pas de la magie"

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A cinq jours du choc entre Lyon et Paris, le capitaine parisien Mamadou Sakho a jugé que rien n'était fait dans la course au titre. "Le sprint n'a pas commencé, c'est encore une course de fond", a-t-il expliqué mercredi lors d'un point presse. Le défenseur international français est également revenu sur les changements au PSG depuis l'arrivée de Carlo Ancelotti sur le banc.

Justement, que faut-il penser de cette équipe de Lyon actuellement en difficulté ?
Mamadou Sakho : "Ça reste une équipe de niveau Ligue des champions. Ils ont des internationaux. Ils sont capables de renverser les rencontres. Nous, on fera les comptes à la fin. 3e nul ou pas, on se déplace à Lyon pour être conquérant. On ne fait pas partie non plus des petites équipes. C'est un bon enchaînement. Ce n'est pas parce qu'on a fait un nul au Parc que ça nous met la pression. On est serein, sûrs de nos qualités, conscients de notre force collective".

Le sprint est-il déjà lancé pour le titre ?
M.S : "Non, le sprint n'a pas commencé, c'est encore une course de fond. Le championnat n'est pas fini. Il peut encore y avoir des équipes qui remontent derrière".

En quelques mois, tout a changé très vite au PSG. Trop ?
M.S : "Bien sûr, c'est un nouveau PSG, avec un nouveau coach, un nouveau système de jeu, une nouvelle façon de s'entraîner, un travail plus individualisé. Il y a beaucoup de petites choses qui sont prises avec un grand sérieux. Dans les grosses écuries, ça doit marcher comme ça. C'est nouveau pour tout le monde, il faut s'y faire, s'y adapter".

Vous êtes moins décisif que l'an passé...
M.S : "Oui, je suis peut-être un peu moins bien en ce moment. J'essaie de me réfugier dans le travail. Le coach m'a félicité en début de semaine, ça fait plaisir. On ne peut pas être toujours au top, il faut y faire face. J'ai perdu 2-3 kilos mais ça n'est pas une science exacte. Il faudrait peut-être que je reprenne du poids (rires)..."

Comment vivez-vous les innombrables changements en défense ?
M.S : "Depuis le début, c'est vrai que la charnière a souvent été changée. Généralement, sur le terrain, ça fonctionne par doublette. Il faut avoir une certaine complicité avec son partenaire. J'essaie toujours de m'adapter à celui qui est à côté de moi. Là, c'était la 2e fois avec Alex, ça s'est bien passé. C'est un joueur d'expérience qui met sa sérénité au service du collectif. Il peut aussi être efficace sur coup de pied arrêté comme ça s'est vu sur sa grosse frappe".

Estimez-vous aussi que l'équipe a du mal à assimiler le schéma propre d'Ancelotti ?
M.S : "Les gens sont très exigeants avec nous. Il ne faut pas oublier que beaucoup de joueurs sont arrivés cet été et cet hiver. Le foot, ce n'est pas de la magie. Il faut s'adapter aux nouveaux joueurs, à leurs qualités. Ça se fait au fur et à mesure des matches. Même si la qualité individuelle est là, on est toujours en phase de progression collective. Paris est plus performant après chaque match".

AFP