Gomis Lyon 032011
Gomis (Lyon) passe en force entre deux Sochaliens | AFP - SEBASTIEN BOZON

Lyon sur le podium

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Vainqueur (2-0) à Sochaux, l'OL remonte à la 3e place du classement à un petit point de Lille (qui reçoit Valenciennes dimanche) et de Rennes, ex aequo avec Marseille (4e, 48 pts). Saint-Etienne, qui a battu Brest (2-0), peut rêver d'Europe. En bas de tableau, Lens (0-1 contre Toulouse) s'enfonce alors que Nice (1-0 face à Auxerre) et Nancy (2-0 contre Caen) respirent mieux. Arles-Avignon/Lorient 3-3 (16e but de Gameiro).

Quand Lisandro va, Lyon va

Le buteur argentin est vraiment l'homme providentiel de l'OL. Sans lui, le septuple champion de France perd de sa superbe et redevient moins efficace. Cette saison, Lisandro Lopez a en plus peaufiné son association avec Bafé Gomis, l'ancien Stéphanois. Et c'est après un bon travail dos au but de l'international français puis une petite passe parfaitement délivrée que Lisandro a trompé Cros pour ouvrir la marque et inscrire son 12e but en Ligue 1 depuis août 2010. Pas mal pour un joueur souvent blessé et qui a parfois évolué alors qu'il était diminué…

Saint-Etienne stoppe la mauvaise série

Après quatre défaites consécutives, les Verts ont enfin repris la marche avant en s'imposant 2-0 face à Brest. Très irréguliers depuis le début de saison, fonctionnant par séries, les hommes de Christophe Galtier ont été leaders du championnat en septembre dernier avant de connaître un gros coup de mou puis un regain de forme avant de retomber dans une mauvaise passe en cette fin d'hiver. Ce succès préfigure peut-être une bonne fin de saison pour des Stéphanois habitués à reverdir au printemps. A noter que c'est Bakary Sako, l'une des meilleures cartes foréziennes, qui a inscrit l'unique but du match sur penalty.

Gameiro n'en finit plus de marquer

Courtisé par de nombreux clubs et pas seulement dans l'hexagone, Kevin Gameiro plante régulièrement sur toutes les pelouses de France. Il en est encore allé de son petit but ce samedi sur le terrain de l'ACA (son 16e de la saison). Certes, cela n'a pas suffi aux Merlus pour empocher les trois points de la victoire contre une accrocheuse équipe de Arles-Avignon (3-3, score final). Mais ça ne va pas faire baisser la cote de l'ancien Strasbourgeois ni le prix annoncé de son transfert très vraisemblable même si les dirigeants lorientais font mine de ne pas s'interroger.

Auxerre n'aime pas le "petits"

Plutôt à l'aise contre les grosses écuries du championnat –comme en témoigne la victoire face au PSG lors de la dernière journée, l'AJA a beaucoup plus de difficultés à s'imposer contre les sans grade de L1. Nouvelle confirmation avec une défaite (1-0) sur la pelouse de Nice dans une rencontre très importante pour le maintien. Un chef d'œuvre d'Eric Mouloungui sur un centre de l'intenable Mounier –contrôle en extension puis frappe en force dans la lucarne de Sorin- a permis aux Aiglons de prendre leur envol avant le printemps. Pour les Bourguignons, la lutte pour le maintien s'annonce chaude jusqu'au bout.

Lens de retour en Ligue 2 ?

Rien ne va plus au Racing Club de Lens. De nouveau battu à domicile (1-0) par un Toulouse FC qui réalise une saison plus que moyenne, les Artésiens semblent filer inexorablement vers la Ligue 2. Un échelon inférieur qu'ils ont quitté il n'y a pas si longtemps (mai 2009). Cette saison, c'est simple: seul Arles-Avignon a fait pire que les Sang et Or en termes de points. A 11 journées de la fin, le constat est accablant. Cinq succès seulement, 41 buts encaissés et deux prochaines journées terribles (déplacement à Montpellier, réception de l'OM). Même si Noël est passé, ça sent vraiment le sapin. "Je crois que Toulouse mérite  les trois points car nous nous étions trop naïfs", a confié Laszlo Bölöni, l'entraîneur de Lens. Très amer.

Martel en colère

Pour les déclarations, il ne faut pas mettre Martel (Gervais) en tête ! Très fâché, le président du RC Lens n'a pas mâché ses mots à l'issue de la défaite des siens contre Toulouse. "Merde, on est à Bollaert" a  lancé Gervais Martel en piquant une  grosse colère. "J'ai vu une équipe méconnaissable, a-t-il poursuivi. Tout ce qui était à faire, on  n'en n'a pas été capable. On n'a pas gagné un duel. On a joué petit bras. On a  vu une équipe anesthésiée qui a touché le fond. Il y a de quoi être furieux. On  connaît notre position". "Mes joueurs ont été  en dessous de tout. C'est incroyable pour une équipe qui joue sa peau. Au moins  qu'on soit digne! On a joué avec le frein à main, je ne sais pas pourquoi".