frappe Lisandro Lopez Marseille VS Lyon 12 2010
La frappe de Lisandro Lopez (Lyon) | AFP - GERARD JULIEN

Lyon et Marseille dos-à-dos

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Marquée par les reports de Lens-Caen et Lille-Nancy, la 18e journée de Ligue1 s'est conclue par deux matches nuls. Sochaux et Bordeaux se sont neutralisés (1-1) avant que le duel entre les deux "Olympiques" ne se soldent également par un score de parité (1-1). Au classement, Lyon manque l'occasion de prendre la tête du championnat et les Girondins restent bloqués en milieu de tableau. Lille reste leader.

Pour l’ultime match de la 18e journée de Ligue 1, Marseille accueillait Lyon au stade Vélodrome. Une rencontre entre les deux "Olympiques" dont les hommes de Didier Deschamps attendaient beaucoup après trois matches de rang sans victoire en championnat. A ce titre, ils mettaient beaucoup d’ardeur dès l’entame de match et la première véritable occasion était logiquement marseillaise. Sur un coup franc de Cheyrou, Gignac était à l’affût et marquait du pied droit. Malheureusement pour les Phocéens, le but était refusé pour un hors-jeu de Rémy (21e). Quelques minutes, c’était de nouveau Gignac qui mettait à mal la défense lyonnaise et décochait un tir rasant qui allait frôler le poteau droit des cages de Lloris (26e).

Piqués au vif, les Lyonnais se ressaisissaient et effectuaient un gros pressing sur les locaux. Une stratégie récompensée à la demi-heure de jeu avec l’ouverture du score par Lisandro. Lancé sur la droite, Bastos servait l’attaquant argentin au second poteau. Ce dernier ajustait avec finesse le portier marseillais et permettait ainsi aux siens de prendre l’avantage au tableau d’affichage (0-1 à la 35e). Un peu avant la pause, l’OL ratait de peu le but du 2-0 sur un tir de Bastos qui passait juste à côté du but de Mandanda (41e). Les Marseillais regagnaient alors les vestiaires entre incompréhension et désillusion.

En seconde période, si Lyon repartait sur le même rythme, l’OM semblait, lui, avoir compris la leçon et ne mettait pas longtemps à le prouver. Sur un tir de Cheyrou aux 22 mètres, Valbuena se montrait particulièrement véloce et égalisait du bout du pied, scotchant littéralement le gardien lyonnais (1-1 à la 51e). Lovren écartait ensuite le danger à deux reprise : sur un coup franc de Cheyrou (59e) et un corner marseillais (60e). Un peu refroidis par ce retour des Phocéens, les Gones tentaient de maintenir la pression mais manquaient d’un peu de précision. A l’image de Makoun qui récupérait le ballon suite à un mauvais contrôle de Cheyrou mais ne voyait pas Lisandro, pourtant bien placé au point de penalty (64e).

Dans le dernier quart d’heure, les deux équipes continuaient à pousser mais sans parvenir à conclure. Gignac se procurait une énorme occasion mais son lob passait au-dessus des buts de Lloris (77e). Sur une nouvelle perte de balle de Cheyrou, Källström tentait sa chance des 25 mètres mais Mandanda était à la parade (80e). S’ensuivaient des frappes de Lisandro (84e) et de Lucho (86e). En vain. Les deux formations se séparaient sur ce score de parité (1-1). Une déception pour l’OL qui, en cas de victoire aurait pu prendre la tête du championnat, mais doit se contenter de la 4e place, avec deux points d’avance sur son adversaire du jour.

Sochaux et Bordeaux stagnent

Pour la rencontre Sochaux-Bordeaux, les Doubistes ont eu l’avantage de pouvoir profiter d’un terrain chauffé, ce qui n’est pas du luxe en cette période d’intempéries. Pointant au 11e rang à seulement un point de Bordeaux, Sochaux espéraient bien s’imposer pour devancer son adversaire du jour. Avec un bilan plutôt positif à domicile (six victoires, trois nuls pour une seule défaite), les Sochaliens pouvaient prétendre au gain des trois points face à une équipe girondine bien timorée lors de ses précédents déplacements (trois succès, trois nuls et deux défaites).

Et c’était finalement Bordeaux qui allait prendre le jeu en main. La première chaude alerte sur les cages de Cros arrivait à la 20e minute, lorsque Dramé reprenait d’un tacle le ballon au nez et à la barbe de Gouffran, alors que celui-ci se préparait à trouver le chemin du but. Mais les hommes de Jean Tigana allaient malgré tout inscrire le premier but huit minutes plus tard, sur une reprise de la tête de Jussiê, bien servi par Diabaté (28e, 1-0). Forts de ce but d’avance, les Girondins pensaient avoir fait le plus dur, mais c’était sans compter sur la pugnacité des joueurs de Francis Gillot. Il ne fallait attendre en effet que sept petites minutes pour voir les Sochaliens remettre les pendules à l’heure, grâce à un plat du pied signé Ideye (35e, 1-1). Après avoir réchauffé l’ambiance, les 22 acteurs semblaient se contenter de ce résultat avant de regagner les vestiaires pour une pause bien méritée.

La deuxième période était bien plus hachée que la première, au début de laquelle Sochaux aurait pu reprendre l’avantage à la 47e minute sur un coup franc bien placé mais finalement dégagé de la tête par Fernando. A la 51e, l’arbitre assistant devait jeter l’éponge après avoir effectué un superbe grand écart, non prévu… Le quatrième arbitre devait prendre place sous les applaudissements d’un public déjà conquis ! A 25 minutes de la fin du temps réglementaire, les Doubistes pensaient enfin prendre les commandes de cette rencontre, mais Martin envoyait le ballon sur la transversale des cages de Carrasso, tout heureux de ne pas avoir à aller chercher le cuir au fond de ses filets (74e).

Et en toute fin de match, ce même Martin décochait une nouvelle frappe de volée, suite à un centre de Maurice-Belay, mais le portier bordelais réalisait une parade magnifique. Dans la foulée, Gouffran revenu pour soulager son gardien semblait contrôler le ballon du bras dans la surface, mais l’arbitre ne sifflait pas de pénalty, au grand dam des Sochaliens qui criaient au scandale. Dans les arrêts de jeu, les Doubistes redoublaient d’effort et pensaient encore obtenir un pénalty après un tacle appuyé d’Alou Diarra, mais une fois encore, M. Chapron restait stoïque, et le score en restait là (1-1).

Isabelle Trancoën