Yoann Gourcuff
Qui pour remplacer Yoann Gourcuff ? | PHOTOPQR - EST ECLAIR

Lyon, et maintenant ?

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Déjà à la tête d'un effectif restreint, Rémi Garde a dû grimacer quand il a appris la durée d'indisponibilité de Yoann Gourcuff. Le coach lyonnais devra se passer de son meneur de jeu entre six semaines et trois mois. Un coup dur qui va obliger l'OL à revoir ses plans sur le marché des transferts.

Entre six semaines et trois mois. C'est la période pendant laquelle l'Olympique Lyonnais va devoir se passer de Yoann Gourcuff. Si par le passé, Rémi Garde a pu, aisément, faire sans l'international français (29 sélections), la donne est toute autre cette année. Le début de saison de l'ancien rennais laissait entrevoir quelques promesses intéressantes du côté de Gerland. Auteur d'un Trophée des Champions de bonne qualité et de l'unique but de la rencontre face à Rennes pour la première journée de Ligue 1, Gourcuff avait su se rendre "indispensable" dans le dispositif de Rémi Garde. Indispensable, il l'était pour plusieurs raisons. Ses performances bien meilleures cette année, après une vraie préparation, d'une part et à cause d'un effectif lyonnais pauvre dans son secteur de jeu après les départs de Källström et Ederson, d'autre part. Avec la blessure de leur meneur de jeu, Rémi Garde et le président Aulas vont être obligé de revoir leur copie.

Quid de Grenier ?

Dans les petits papiers depuis quelques jours, l'échange entre le Niçois Monzon et les Lyonnais Pied et Grenier a du plomb dans l'aile. Si l'OL veut toujours acquérir le latéral argentin pour palier un éventuel départ d'Aly Cissokho, l'avenir de Grenier ne s'inscrirait plus tout à fait sur la Cote d'Azur. Samedi, face à Troyes, c'est lui qui a remplacé Gourcuff quand celui-ci a été contraint de quitter la pelouse après un choc avec Benjamin Nivet, le capitaine troyen. Impliqué dans les quatre buts des Gones, le natif d'Annonay a crevé l'écran sous les yeux d'un Jean-Michel Aulas bien embêté. Peu enclin à conserver son joueur la semaine dernière, "JMA" a changé de son de cloche après le match de ce weekend: "Il est probable que Clément Grenier va rester avec nous. La tendance est qu'il prenne le relais de Yoann Gourcuff pendant se blessure" a expliqué le président rhodanien. Du côté Niçois, on commence à s'impatienter et les atermoiements de leurs homologues commencent à agacer: "Il y a des discussions entre les deux clubs, depuis trois jours, elles continuent. Ça évolue dans un sens comme dans un autre toutes les deux ou trois heures. C'est deux pas en avant, trois en arrière, c'est assez confus", a commenté Claude Puel, le coach des Aiglons. Finalement l'échange devrait se conclure sans Clément Grenier et l'OL ajoutera une somme d'argent à Jérémy Pied pour obtenir Fabian Monzon. Mais cet échange ne devrait pas être le dernier mouvement lyonnais du mercato. Les départs de Réveillère, de Cris, de Bastos ou encore de Cissokho sont toujours à l'étude et les Gones pourraient profiter de la manne financière pour attirer un…meneur de jeu!

La piste d'un meneur de jeu

Annoncé plutôt du côté de l'OM, le Sochalien, Ryad Boudebouz pourrait prendre la direction de Gerland. Marseille ayant du mal à réunir les 6 millions d'euros réclamés par Sochaux, le président Aulas serait prêt à coiffer son rival olympien au poteau. Mais la piste menant à l'international marocain n'est pas prioritaire. Désireux de quitter Dijon, après la relégation du club, Benjamin Corgnet attend toujours un signe venu de la capitale des Gaules. En l'état actuel des choses, il serait la piste la plus chaude. Bernard Lacombe, le conseiller du président, porte le joueur en haute estime. Il avait même tenté de le faire venir il y a quelques années. Evoluant en Ligue 2 et clamant son désir de partir, il ne devrait pas coûter très cher aux décideurs lyonnais. Corgnet, 25 ans, s'inscrirait aussi dans la nouvelle politique du club. Celle de rajeunir un effectif vieillissant et d'engager des joueurs à moindre coût. Entre la solution interne et le transfert peu onéreux, Jean-Michel Aulas pourrait prendre le contre-pied et satisfaire aux volontés de Rémi Garde d'étoffer un effectif pauvre en quantité.