Alexandre Lacazette Lyon
Alexandre Lacazette (Lyon) | PHILIPPE MERLE / AFP

Lyon, dauphin provisoire de l'OM

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La victoire de Lyon sur Guingamp (3-1) permet à l'écurie d'Hubert Fournier de chaparder la deuxième place aux Parisiens, avant le classique de ce soir (PSG-OM, 21h). Courageux face à des Lyonnais inspirés, les Guingampais ont payé les efforts consentis en Ligue Europa jeudi dernier. Le tandem Lacazette-Fékir a été énorme.

Ces dernières semaines, nous parlions d'un Lyon séduisant, accomplissant son petit bonhomme de chemin dans l'ombre des deux favoris, Marseille et Paris Saint-Germain. Cette fois, l'analyse est différente. La victoire face au leader phocéen il y a deux semaines, la forme mirifique d'Alexandre Lacazette, et le jeu chatoyant pratiqué par les Rhodaniens forcent à reconsidérer leur statut. De simples outsiders en début de championnat, les Lyonnais s'imposent désormais comme des concurrents sérieux aux deux grands rivaux du foot français.

A Lyon, Lacazette vit des hauts

Un tandem effrayant. En première période, la connexion entre Nabil Fékir - meneur de jeu en l'absence de Gourcuff et Grenier - et Alexandre Lacazette, est totale. Dès la 8ème minute, l'international espoirs adresse un centre du gauche dans la surface, lequel est dévié par Bisevac, avant de rebondir sur le crâne de Lacazette. Verdict : 1-0, et un onzième but, qui l'érige au rang de meilleur buteur de la Ligue 1, devant André-Pierre Gignac (10).

Les Gones continuent à accélérer. A la 20e minute, Jallet est servi sur la droite, centre en retrait dans la surface. Lacazette laisse intelligemment passer le cuir, finalement repris au point de penalty par Fékir, qui conclut d'une demi-volée rasante. Le Franco-Algérien plante ainsi son 5ème but en 10 rencontres.

Guingamp, l’indigestion européenne

En première mi-temps, certainement plombés par un match de Ligue Europa joué deux jours plus tôt, les Bretons n'existent pas. Ou presque. A la 46ème minute, juste avant le retour au vestiaire, Sylvain Marveaux cale une merveille de coup-franc dans la niche de Lopes, et permet aux hommes de Jocelyn Gourvennec de continuer à espérer. Si une frappe de Malbranque fracasse le poteau du portier breton à la 55e, les Yatabaré (69e), Beauvue (72e) et Sankharé (78e) inquiètent tour à tour Anthony Lopes, mais le portier lyonnais brille. Comme Fékir qui, lancé par Gonalons à la 87e, trompe Lossl d'un plat du pied gauche. Et permet à Lyon de supplanter Paris, à quelques heures du classique du football français.

Jean Charbon