Arles Lyon Dja Djédjé Makoun 102010
Duel entre Dja Djédjé et Makoun | AFP - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Lyon coince, Paris retombe

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Quasiment éliminé de la Ligue des champions, Auxerre s'est consolé en s'imposant 3-2 à Paris. Le PSG avait pourtant parfaitement entamé le match avec un but de Nenê dès la première minute. 23 minutes plus tard, l'AJA menait 3-1 et parvenait à conserver son bien jusqu'au bout. Arles-Avignon a lui frôlé l'exploit contre un OL moins fringuant qu'en C1. Dja Djédjé avait suscité l'espoir mais Briand a donné un point à Lyon en égalisant au retour des vestiaires.

Paris a marqué vite. Très vite (le but le plus rapide de la saison). Trop vite. Une action d'école où le ballon circulait vite devant, où Giuly finissait par trouver Nenê. Du génie dans les pieds, le Brésilien enveloppait sa frappe et lobait Sorin légèrement avancé. Les têtes embuées dans ce but de rêve, les Parisiens voyaient pas revenir le danger. "Le premier but marqué très vite nous a déconcentrés un  peu et on en prend trois en 20 minutes, analysait Kombouaré. C'est aussi simple que ça." Sur un corner mal dégagé, l'AJA frappait une fois par Mignot (1-1, 3e). Six minutes plus tard, un contre assassin du trio Hengbart-Oliech-Contout met Paris à genoux (1-2, 9e). Et ça continue ! Pedretti profite de l'apathie de la défense parisienne pour lancer Quercia. L'Auxerrois déborde Edel et marque dans le but vide (1-3, 23e). Au Parc des Princes, personne n'arrive à y croire. Il faudra une bonne mi-temps au PSG pour réagir. Les hommes de Kombouaré haussaient le rythme et obtenaient un penalty logique sur une faute de Grichting sur Chantome. Nenê transformait. Relancé, Paris se ruait sur la cage de Sorin. Les situations chaudes s'enchaînaient mais Auxerre tenait bon sa 2e victoire en Ligue 1 cette saison. Paris coince lui une nouvelle fois au moment où le podium s'offre à lui. "On a gagné la deuxième période 1-0. Je vais m'appuyer là-dessus, préfère retenir l'entraîneur parisien. Je ne vais pas faire un bilan. Il y  au une série, on a engrangé des points. Voilà...  On a raté 20 minutes."

Le Lyon de Ligue des champions n'est décidément pas le même que celui du championnat. Les Gones ont failli tomber de très haut en Provence car ils ont lutté pour ramener le nul à Gerland. Dans la foulée de son premier point de la saison glané à Brest, Arles-Avignon a joué crânement sa chance en bousculant le plus gros budget de France. L'abnégation payait grâce à un but de Dja Djédjé qui profitait d'une erreur de Diakhaté pour aller battre Lloris (1-0, 36e). L'ouverture du score était logique mais elle provoquait l'ire de Claude Puel à la pause. Effet immédiat, l'OL égalisait à la 46e minute sur un but de Briand (tête smashée). Revigorés par l'égalisation, les Rhodaniens poussaient mais ne méritaient pas mieux que ce point qui faisait le bonheur des Provencaux. "Je crois qu'on mérite largement le point du match nul, a expliqué Faruk Hadzibegic, l'entraîneur d'Arles-Avignon. On a été dix minutes en difficulté en début de seconde période contre une équipe de qualité qui nous a  fait reculer. Ce point va nous rassurer pour la suite d'autant qu'on peut  améliorer beaucoup de choses."

REACTIONS

Jean Fernandez (entraîneur d'Auxerre): "C'est une victoire qui fait du bien. Il y avait beaucoup de pression, d'autant qu'on ne pensait pas vraiment gagner ici et encore moins marquer trois buts à une défense qui n'en avait encaissé qu'un seul en huit matches. C'est une victoire méritée surtout après notre belle réaction en première mi-temps. Ensuite, on a beaucoup souffert sous l'emprise terrible des Parisiens. On a tenu bon. On a retrouvé nos qualités avec une défense compacte et beaucoup de profondeur en attaque. Si on confirme ce retour en forme, il va falloir de nouveau compter sur l'AJA. Ce soir on avait besoin de confiance, ce match nous en a apporté et j'espère lancera enfin notre saison."

Stéphane Sessegnon (milieu de terrain du Paris SG): "C'est dommage. On  commence bien et après on se relâche un peu. On est tombé sur une équipe qui  avait plus envie que nous. On a manqué un peu de concentration. Cela faisait  plusieurs matches qu'on avait pas encaissé de but, peut-être que le premier que  l'on prend nous a un peu fait douter. En essayant de marquer un deuxième but, on  a laissé un peu d'espace et avec leurs qualités de vitesse, ça nous a mis en  difficulté."

Marcel Salerno (président d'Arles-Avignon): "Je savais qu'il y aurait un  déclic mais je ne savais pas quand. C'est ce soir et j'espère que les supporters  sont enfin satisfaits. C'est un renouveau que j'attribue entièrement à notre  entraîneur".