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Les joueurs du LOSC | AFP - PHILIPPE HUGUEN

LOSC, OL, OM, ASSE, qui sera 3e?

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Derrière le PSG et Monaco, la lutte fait rage pour la troisième place de Ligue 1. La 28e journée qui s’est terminée par la victoire de Lyon à Bordeaux (2-1) a livré quelques enseignements. Le LOSC est un solide troisième, mais Saint-Etienne et l’OL n’ont pas dit leurs derniers mots. Pour Marseille, en revanche, les dernières illusions semblent s'être envolées.

Lille ne veut rien lâcher

La victoire (2-0) contre Montpellier au Stadium Nord a ravi René Girard. "On a retrouvé l’équipe qui était la nôtre avant la trêve", s’est extasié l’entraîneur. Une équipe qui enchaîne pour la première fois de l’année 2014, un deuxième succès consécutif. Un résultat qui s’accompagne du retour de la manière, enfin convaincante. Le LOSC n’a pas envie de lâcher cette troisième place qu’il occupe depuis début octobre. La solidité défensive – le LOSC est la meilleure défense du championnat a égalité avec le PSG – est la principale arme des Nordistes et contrebalance une attaque moyenne (33 buts inscrits, 10e attaque de Ligue 1). Grâce à ce 14e succès de la saison, le LOSC a même fait le trou avec ses concurrents directs, reléguant Saint-Etienne à 4 points. "Au départ, Saint-Étienne était plutôt programmé pour être devant nous. On va continuer notre bonhomme de chemin, on ne va pas se focaliser sur eux.  Ils vont faire leur parcours, qui ne s'annonce pas évident. De toute façon, ce sera serré jusqu'au bout. La fin de saison va être assez disputée. On est sur le podium depuis fin septembre. Si ça ne plaît pas à certains, ça ne me dérange pas, on sera là jusqu'au bout", a prévenu Girard. La suite ne s’annonce d’ailleurs pas de tout repos, puisque lors des 10 dernières journées, le LOSC ira à Monaco (30e journée), à Marseille (34e journée) et accueillera le PSG (37e journée).

Saint-Etienne, le désespoir des Verts

Il y a une semaine, Saint-Etienne infligeait sa troisième défaite de la saison à Monaco. Ce dimanche, les Verts ont perdu sans combattre sur la pelouse synthétique de Lorient (1-0). Une défaite que Christophe Galtier ne s’expliquait mais qui ne fait pas les affaires de son équipe. "C'est vrai que c'est un grand écart, je n'ai pas  d'explications à l'heure où je vous parle", assurait-il en conférence de presse. Le penalty concédé en toute fin de match a anéanti les espoirs de prendre un point et repoussent les hommes de Galtier à quatre points de la 3e place. Au plus mauvais moment puisque pour le compte de la 29e journée, les Stéphanois se rendront au Parc des Princes pour y défier le leader de la Ligue 1 qu’ils avaient contraint au nul dans le Forez. "Il ne faut pas tout remettre en cause, il faudra se retrousser les manches et  nettoyer les têtes pour repartir du bon pied même si on sait qu'aura un match difficile au Parc (des Princes)", a assuré l’entraîneur stéphanois. Ce match face au PSG est le principal obstacle des 10 prochaines journées avec le déplacement à Gerland pour le derby (31e journée). Une fois ces deux rendez-vous passés, les Verts n’auront plus à affronter de cadors. De quoi espérer une fin de saison en boulet de canon.

Lyon, surfer sur le miracle de Chaban-Delmas

Jusqu’à la 91e minute, Rémi Garde affichait la mine des mauvais jours. Mené à Bordeaux, son OL allait encore perdre de précieux points dans la course à l’Europe après ses deux 0-0 d’affilée face à Lille et Montpellier. Puis Bedimo et Tolisso sont passés par là et ont offert une victoire inespérée à Lyon. L’OL poursuit donc sa remontée : 14e début octobre, les voici 5e à sept points du LOSC. "On est là, on reste à l'affût, on est très content de poursuivre cette remontée entamée il y a deux mois. Le groupe vit très bien, il  y avait pleins de sourires sur les jeunes visages dans le vestiaire", a déclaré Rémi Garde. Cet état d’esprit conquérant, les Lyonnais vont devoir les garder vue les échéances qui arrivent : la réception de Monaco (29e journée), celle de l’ASSE (31e journée), la double-confrontation face au PSG à une semaine d’intervalle (33e journée et finale de Coupe de la Ligue) et les déplacements périlleux à l’OM (36e journée) et à Nice (38e journée), sans compter l’Europa League. Des prétendants à cette troisième place, l’OL est sans doute celui qui possède le pire calendrier.

Marseille, déjà trop tard?

De la bande des quatre, la plus mauvaise affaire du week-end a été pour l’OM. Battus en ouverture vendredi sur sa pelouse du Velodrome – la cinquième de la saison à domicile – les Phocéens ont encore gaspillé des points. Avec la victoire de Lille, les hommes de José Anigo sont désormais à neuf points de la troisième place. La défaite de Saint-Etienne ne leur ôte pas l’espoir d’accrocher la quatrième place – ils sont à 5 points – mais le moindre nouveau faux-pas sera fatal. "C'est une très mauvaise opération puisque c'était un  match important pour le classement. On a très largement hypothéqué notre saison  sur la première partie", a concédé vendredi soir le président Vincent Labrune.  "Est-ce qu'on reste optimiste pour la suite ? Oui, on va le rester et se battre  jusqu'au bout (...) Je le dis pour la 300e fois : on a un effectif cette année  pour être sur le podium. On n'y sera peut-être pas, mais on a un statut à  défendre. On fera les comptes à la fin". Il faudra bien négocier les dix dernières journées et notamment trois d’entre elles : la 34e journée (réception de Lille), la 36e (réception de Lyon) et la 37e (déplacement à Bordeaux).

Benoit Jourdain @BenJourd1