St-Etienne Reims Monnet-Paquet
Kevin Monnet-Paquet (ASSE) | JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Lorient - Saint-Etienne : enfin des filets garnis ?

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En misère offensive depuis le début de la saison (1 but par match), l'ASSE a profité de la trêve internationale pour travailler la finition. Les premiers effets sont attendus samedi à Lorient où les Verts réussissent rarement à garnir leurs filets. Les Foréziens seraient bien inspirés de trouver des solutions en attaque s'ils veulent continuer à regarder vers le haut du classement.

Dominer n'est pas marquer. Une maxime qui colle à la peau des Stéphanois depuis fin août et son entrée en lice en Ligue Europa. D'épiphénomène à psychose, les Verts sont passés par plusieurs états et ne sont plus très loin d'en faire une maladie. Avec un seul point glané en trois matches, la contagion est évidente au sein des attaquants du Forez. A tous les étages du club on a essayé différents remèdes. Le président du conseil de surveillance Bernard Caiazzo a joué les pyromanes en se lançant dans des comparaisons avec le ratio de Stéphane Ruffier, le dernier rempart des Verts. "Pour moi, il y a une évidence, si l’ASSE avait un avant-centre -et ce n’est pas une critique envers les garçons qui sont là et font du mieux possible- du même niveau que son gardien, nous serions sûrs et certains de viser le podium", a-t-il lancé, un brin provocateur, dans les colonnes du Progrès. Il est même allé plus loin sur RMC e n ciblant le jeune néerlandais Ricky van Wolfswinkel, prêté par Norwich. "Avant de le faire venir dans le Forez, on me l’a présenté comme l’un des 20 meilleurs buteurs européens ! Sans langue de bois, je reste un peu sur ma faim pour le moment... Mais j'attends de voir ! Quand Chistophe (Galtier) s’attaque à un problème il les résout et je suis sûr qu'il tirera le meilleur du joueur !"

Caiazzo taille son attaque

Au quotidien avec ses joueurs, Galtier n'est pas un adepte du lynchage médiatique. Son approche pragmatique et parfois fusionnelle l'a emmené sur un terrain différent. Si l'amour propre des joueurs a été piqué au vif par Caiazzo, le technicien forézien se charge lui d'en canaliser la force pour refaire des Verts une machine à marquer. Face au but, l'attaquant ne doit pas se poser de question. En confiance, il sait où mettre le ballon et avec quel geste. Au quotidien, il n'y a que la répétition des exercices qui donne des résultats probants. Galtier a mis à profit la coupure internationale pour tenter de redonner confiance à ses joueurs. "Nous avons fait du travail spécifique, explique l'entraîneur stéphanois. Nous avons mis en place des situations combinées dans le secteur offensif. L’objectif était de répéter des gammes mais également de prendre confiance. Marquer des buts, c’est un état d’esprit. Nos attaquants doivent marquer des buts. Ils en sont capables car ils l’ont déjà fait par le passé. (…) Il faut être plus précis, jouer plus juste. Ça passe par le dialogue, une confiance réciproque entre les uns et les autres."

Le chantier offensif de Galtier n'est pas nouveau. Le départ d'Aubameyang puis celui de Brandao ont laissé les Verts sans véritable buteur. Le grand attaquant qui mettra vingt buts dans la saison n'est pas encore dans l'effectif ligérien. Seul Erding est un 9 de métier mais il s'est éteint après trois matches et "Ricky" manque encore de repère et de confiance pour prendre la relève. La blessure du Turc et celle de Romain Hamouma n'ont évidemment rien arrangé à l'efficacité stéphanoise. Pour autant, l'ASSE est l'une des équipes les plus présentes devant le but et elle a touché six fois les montants. "On a l'équipe qui effectue le plus de centres, qui est la plus présente dans les trente mètres adverses", affirme Galtier. Certes, il manque quelques fois la dernière passe, le geste final, mais les joueurs que j'ai choisis peuvent avoir le rendement espéré. " Comme il n'y aura pas toujours un défenseur pour marquer contre son camp (c'est arrivé contre Caen, la dernière victoire des Verts, ndlr), le réveil doit sonner.