André-Pierre Gignac
André-Pierre Gignac, l'attaquant de l'OM | AFP - VALERY HACHE

L'OM résiste aux Aiglons

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Le choc du Sud-Est de l'Hexagone entre Marseille et Nice a souri aux hommes d'Elie Baup qui se sont imposés un partout grâce au 10e but de la saison d'Andé-Pierre Gignac. Grâce à ce succès, les Phocéens passent devant les Lyonnais au classement et creusent un peu plus l'écart avec leur voisin niçois.

L'Olympique de Marseille reprend sa marche en avant après deux résultats nuls contre Lyon et Ajaccio. Pour cela, elle a pu compter sur son attaquant André-Pierre Gignac qui a brisé la série d'inefficacité de son équipe après deux rencontres sans faire trembler les filets adverses. Les Olympiens font la bonne opération au classement et mettent la pression sur Lyon qui sera dans l'obligation de l'emporter face à Sochaux dimanche soir s'il veut retrouver sa seconde place. Les hommes d'Elie Baup ont résisté jusqu'au bout à des Aiglons volontaires mais impuissants.

Musclé ce derby de la Méditerranée. Dès les premiers instants de la rencontre entre l'OGC Nice et l'OM, le choc entre Didier Digard et Mathieu Valbuena donnait le ton d'un match entre deux équipes du haut de tableau. Plus que la suprématie du Sud, c'est la course à la Ligue des Champions qui rythme la rivalité entre Niçois et Olympiens. Au Stade du Ray, ce sont les hommes d'Elie Baup qui se montraient dangereux les premiers par l'intermédiaire de Mathieu Valbuena. L'international français, très bon avec les Bleus lors de la trêve, déboulait plein axe, mais sa frappe était contrée par la défense niçoise.

Sur le corner qui suivait, "Petit Vélo" trouvait la tête d'André-Pierre Gignac pour son 10e but de la saison (15e minute). Efficace devant mais plutôt fébrile derrière cet OM, à l'image de ce coup de tête sur son poteau de Rod Fanni (26e minute), l'action se terminait par une parade d'un Mandanda vigilant sur une reprise puissante de Kevin Anin. Dario Cvitanich, l'arme fatale des Aiglons (12 buts cette saison) était muet, bien pris par la charnière Nkoulou-Mendes. La fin de la première mi-temps s'écoulait tranquillement pour des Marseillais portés par un Valbuena dans la lignée de ses prestations tricolores.

Les Ayew ne tuent pas le suspense

Au retour des vestiaires, l'air changeait. Les hommes de Claude Puel étaient plus agressifs. Camel Meriem, un ancien phocéen, sonnait la révolte d'une belle frappe détournée par Mandanda. Tout au long de cette seconde période, la défense marseillaise a résisté aux offensives niçoises. Quand les gants de Mandanda ou les jambes de Nkoulou ne les stoppaient pas, c'est le cadre qui se dérobait notamment sur le coup-franc de Didier Digard (76e minute).

Dans les dernières minutes, Nice jouait son va-tout en envoyant Renato Civelli jouer les avant-centres, laissant forcément des espaces derrière. Des boulevards s'ouvraient pour les frères Ayew et notamment Jordan. Le cadet de la fratrie partait de son camp dans les arrêts de jeu mais oubliait son frère qui avait fait l'appel sur sa droite. Le tacle de Jérémy Pied offrait toutefois une possibilité à l'aîné dont la frappe taclée filait en dehors à côté des buts de David Ospina. L'OM avait raté le break. Heureusement sans conséquence puisque Laurent Duhamel sifflait la fin des espoirs niçois quelques minutes après. "On a eu un brin de réussite sur le corner où l'on marque. Derrière, on a fait preuve de solidarité. On a quelques situations pour tuer le match. Le plus important, c'était de prendre les trois points face à un concurrent direct", assuré Mandanda après la rencontre. Cette victoire offre donc la deuxième place provisoire aux Marseillais qui ont perdu Nicolas Nkoulou. "J'ai ressenti une pointe derrière la cuisse, je n'ai pas voulu forcer  dessus. Demain (lundi), je passerai des examens", a dit le joueur au micro de beIN Sport.

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