Gignac Marseille Sochaux 13012013
André-Pierre Gignac n'a pas pesé sur la défense sochalienne. | SEBASTIEN BOZON/AFP

L'OM prend froid à Sochaux

Publié le , modifié le

Sous la neige, et face à une équipe de Sochaux ultra-réaliste, l'OM a été cueilli à froid (3-1), dimanche au stade Bonal. Les Phocéens manquent donc l'occasion de revenir sur Lyon, seul leader en tête de la Ligue 1. Les Lionceaux, eux, sortent de la zone rouge.

A Bonal, sous la neige de Sochaux, l'OM s'est enrhumé (3-1). Pris à froid, si l'on peut dire ainsi, par Privat (18e, 1-0) puis Bakambu (40e, 2-0), les Phocéens se sont laissé surprendre sur deux coups de pied arrêtés en terres franc-comtoises. "C'est notre pêché, a reconnu Élie Baup, le coach de l'OM. On va essayer d'y remédier. Il faut responsabiliser les joueurs." Une trop grande passivité sanctionnée juste après la pause par Morel (46e, 3-0), trompant Mandanda du genou en voulant dégager son camp. Et malgré la réduction du score de J.Ayew (55e, 3-1) et une supériorité numérique à partir de l'heure de jeu, Marseille n'a pas pu se refaire. Au classement, les Olympiens pointent finalement à trois points de l'OL et un du PSG.

Ce match opposait, pourtant, la pire équipe à domicile, Sochaux donc, (8 points glanés, comme Nancy, mais avec deux matchs en moins) à la meilleure formation à l'extérieur, Marseille, (21 points, sept victoires pour trois défaites). Car si l'OM a allègrement dominé (15 tirs/70% de possession de balle), les Lionceaux n'ont eu besoin de cadrer que trois frappes. Pour être plus exact : deux, avec Privat (18e) à la réception d'un corner et Bakambu (40e) suite à un coup-franc repoussé par Mandanda. Le troisième, étant l'oeuvre de Jérémy Morel (55e), malheureux sur une relance pourtant anodine.

Pouplin miraculé

Alors que l’affaire semblait entendue, les Marseillais se sont enfin montrés dangereux. J. Ayew a d'abord pris Pouplin à défaut d'une frappe flottante (55e)... avant de bénéficier de l'expulsion de Lopy pour deux tacles appuyés sur Valbuena (50e, 61e). C'est alors que Pouplin, le portier doubien, a sorti de sa boîte des parades de grande classe sur les frappes de Barton (54e) et Morel (68e). Mieux encore, l'ex-gardien de Fribourg a touché du bois sur une tête de Diawara, repoussée sur la ligne (29e), une autre de Nkoulou (62e) et enfin une troisième de Lucas Mendes (90e+4). A croire que, ce soir, il ne pouvait rien lui arriver...