Al-Walid
Le prince saoudien Al-Walid sera-t-il le nouveau président marseillais ? | AFP

L'OM peut-il être vendu ?

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L'information a été publiée lundi dans le quotidien "L'Equipe": le prince saoudien Al-Walid pourrait être intéressé par le rachat de l'OM. Même si au sein du club, on considère cette possibilité comme "fantaisiste", il n'empêche que le profil du repreneur éventuel, 35e fortune mondiale, pourrait donner du crédit à un changement de mains, avec un actionnaire qui pourrait avoir envie de piétiner les plate-bandes du Qatar, propriétaire du PSG. Reste à savoir si l'OM est vraiment à vendre.

Selon le quotidien sportif, le prince saoudien Al-Walid Bin alal Bin Abdelaziz Al-Saoud pourrait être intéressé par un investissement dans le football et aurait jeté son dévolu sur le club phocéen. Certes, sur le plan des moyens, avaler l'OM estimé entre 100 et 150 millions d'euros serait pour lui très facile. Mais il ne suffit pas d'avoir une envie, et d'être attaché au Sud de la France, comme c'est son cas, encore faut-il se positionner avec des ambitions précises. Car la mairie de Marseille reste réticente à l'idée d'un "coup" et la propriétaire Margarita Louis-Dreyfus, si elle n'est pas pour foncièrement hostile à la possibilité de se désengager du club, qui se trouve dans le giron familial depuis 1996, sans doute pèsera-t-elle tous les éléments d'un projet viable avant de le céder. Après avoir dû remettre au pot 20 millions d'euros l'été dernier pour permettre l'équilibre des comptes, elle pourrait cependant être tentée de regarder de plus près une proposition concrète de reprise.

Pour l'heure on n'en est pas là. Il semblerait que Al-Walid manoeuvre en coulisses et que quelques réunions aient été organisées entre les différents acteurs mais l'homme d'affaires saoudien n'a pour l'instant rien laissé transparaître de ses intentions. Est-il vraiment intéressé par la reprise de l'OM comme le subodore L'Equipe, où ne s'agit-il que d'un ballon d'essai ? Le club marseillais continue en tout cas de mener sa vie comme si de rien n'était. Si une proposition doit arriver, il sera toujours temps pour ses actionnaires de se pencher dessus. 

Christian Grégoire