Andre Ayew OM PSG
Andre Ayew (Olympique de Marseille) | AFP - KENZO TRIBOUILLARD

L'OM n'a pas su conclure

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En s'inclinant 2 buts à 0 face à Paris dans une rencontre fermée, l'Olympique de Marseille laisse son rival creuser l'écart (8 points) à douze journées de la fin du championnat. Plus entreprenants, les Phocéens ont fait preuve de caractère mais pas d'efficacité.

Les Marseillais ont de quoi être frustrés. La balle était plus souvent dans leurs pieds (59% contre 41% pour le PSG), ils ont davantage frappé au but (17 tirs contre 11), mais ils ont perdu. Assez logiquement, finalement, tant le réalisme à l'italienne des Parisiens semble les avoir découragés. Dès la 11e minute, lorsque Lucas trompe un Mandanda mal placé sur une frappe déviée à deux reprises. Puis dans le temps additionnel, quand de son genou gauche, Ibra fait oublier toutes les occasions marseillaises de la deuxième période, menées tambour battant par un Valbuena sans réel soutien.

"On a fait un gros match collectif, eux ils nous ont attendu et ont joué en contre. Ils ont eu beaucoup de réussite sur les deux buts", se désole André-Pierre Gignac, qui s'est procuré deux grosses occasions sans véritablement peser sur la défense adverse. "Si on joue comme ça c'est bien, mais il faut arriver à marquer", renchérit Elie Baup.

"Peut-être l'art des champions"

"A partir du moment où on est menés 1-0, on a mis beaucoup d'engagement et de détermination", continue le coach olympien qui a poussé les siens à presser très haut, s'exposant ainsi au contre des mobylettes Lucas et Lavezzi. Mais le PSG s'est procuré très peu d'occasions, une aubaine pour la défense marseillaise désorganisée, à l'image de Nicolas Nkoulou, fébrile, et d'un Steve Mandanda peu inspiré. "Le contenu était intéressant mais le réalisme était parisien. Ce résultat ne nous fait pas avancer, mais ce qu'on a proposé doit nous faire avancer", se rassure Baup.

Mathieu Valbuena, le plus tranchant des Marseillais, s'est montré plus désabusé à l'issue d'un match qu'il a tenté d'enflammer, en vain. "On est forcément frustrés, on a manqué d'efficacité dans le dernier geste. On méritait d'égaliser. On avait à cœur de gagner, on est venu avec beaucoup de détermination et c'est comme ça qu'on les a bousculés. Ils marquent deux buts sur des actions bizarres, c'est peut-être l'art des champions… pour le titre, on verra".

Il est vrai que l'OM, dominateur mais inefficace, a perdu du terrain hier au Parc. Toujours sur le podium mais avec 5 points de retard sur Lyon, sa place européenne est désormais en danger. Derrière, les Aiglons niçois et les Verts de Saint-Étienne – qui s'affrontent samedi prochain – poussent dangereusement, à respectivement 1 et 2 points de Marseille. "C'est une bonne équipe, ils l'ont montré ce soir", concède Ancelotti. "Mais huit points, c'est beaucoup. Ils vont avoir du mal à revenir".