Diawara Lucho Marseille 102010
Diawara et Lucho fêtent la victoire | AFP - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

L'OM n'a pas le choix

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Quatrième à 4 points de Rennes, co-leader, Marseille doit éviter vendredi un nouveau faux pas pour rester au contact de la tête. Les hommes de Didier Deschamps vont devoir occulter la sombre affaire Brandao pour espérer montrer un autre visage que celui affiché dimanche face à Lille (1-2). De leur côté, les Rennais, qui restent sur 7 succès à domicile, peuvent démontrer qu'ils ont bien le potentiel d'un futur champion et mettre la pression sur Lille.

Difficile d'aborder une rencontre aussi cruciale alors que l'un de ses coéquipiers vient d'être mis en examen pour le viol d'une jeune femme. Puisqu'il faut bien parler de ballon rond, ce match avancé de la 27e journée (pour cause de Ligue des Champions la semaine prochaine) devrait permettre d'y voir peut-être un peu plus clair en haut du tableau. En cas de défaite de l'OM, les chances du club phocéen de conserver son titre se réduiraient quelque peu, alors que Rennes confirmerait tout le bien que l'on pense de son effectif. Sans Brandao donc, mais avec Lucho, les Marseillais ont conscience que cette rencontre doit leur permettre de se replacer après la défaite subie au Vélodrome face à Lille, et surtout, leur donner une confiance suffisante pour le déplacement à Manchester.

De retour dans le groupe, André-Pierre Gignac estime que l'OM est "obligé de gagner" à Rennes. "On a perdu des points à domicile et il faut aller les récupérer à l’extérieur. Ce sera très important de prendre les trois points à Rennes. On va leur rentrer dedans et on va jouer notre va-tout. Il faudra attaquer, bien défendre et être solide. Puis enfoncer le clou dans les moments importants du match", a-t-il affirmé sur OM TV. Mais comme le résume bien le Rennais Jean-Armel Kana-Biyik, "la pression n’est pas sur nous, elle est sur l’OM". Sur le site de son club, le joueur affirme que "le favori reste Marseille parce que c’est l’un des gros du championnat". Le défenseur qualifie même ce rendez-vous de "match de guerriers", et compte bien faire déchanter les Phocéens.

Pouvant compter sur la meilleure défense du championnat avec seulement 18 buts encaissés - et 14 matches sans encaisser le moindre but -, le Stade Rennais a d'ores et récemment fait tomber Paris, Nice, Toulouse, Lens ou encore Montpellier. Depuis fin janvier, le club breton a engrangé un beau capital confiance. "C'est sûr que là, on peut difficilement faire mieux en terme de confiance", lance Kana-Biyik. "Si on garde cette solidité, et si on est plus 'tueur' devant, ça ira encore mieux". Mais les cinq victoires d'affilée ne sont pas là pour perturber Frédéric Antonetti. Le coach rennais considère ce choc comme "un match comme les autres". "Il faut d'abord qu'on se concentre sur notre jeu, faire ce que l'on sait faire. Personne ne doit s'enflammer", a-t-il prévenu.

A noter que l'arbitre Tony Chapron, qui doit être entendu  prochainement par le Conseil national de l'éthique, s'est vu retirer la direction du match. Secrétaire du Safe, le syndicat des arbitres d'élite qui avait lancé vendredi un mouvement de protestation contre le manque de respect envers les arbitres, Chapron a été remplacé par Clément Turpin. Après la suspension des arbitres de L1 décidée par la FFF pour les rencontres de samedi et dimanche derniers, Chapron avait fustigé, lundi dans un entretien  à l'AFP, "l'incompétence de la fédération dans le domaine de l'arbitrage et  dans d'autres."

Romain Bonte