Gignac joie OM
La joie d'André-Pierre Gignac et de ses coéquipiers | AFP - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

L'OM domine Montpellier 3-2

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L'OM a remporté son deuxième succès d'affilée en Ligue 1 sur la pelouse de Montpellier. A La Mosson, les hommes de José Anigo ont eu beaucoup de réussite et s'imposent finalement 3-2.

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On ne sait pas si Marcelo Bielsa, spectateur attentif à La Mosson, a apprécié ce qu'il a vu. Mais l'Argentin a pu voir que sa possible future équipe avait de la réussite. Tout n'est pas noir donc du côté de la Canebière. Ce deuxième succès d'affilée en Ligue 1 qui permet à l'OM d'occuper provisoirement la sixième place du classement est globalement mérité puisque les Phocéens ont toujours fait la course en tête. Mais les Olympiens ont eu de la réussite sur deux de leurs trois buts puisque Valbuena (41e minute) puis Payet (89e minute) ont vu leur ballon lober le pauvre Geoffrey Jourdren. Le but du Réunionnais a scellé la victoire de l'OM alors qu'une minute auparavant, M'Baye Niang manquait l'immanquable face à Mandanda. 

Le tweet d'OptaJean

 

Pour s'imposer l'OM s'est appuyé sur un très bon Mathieu Valbuena. Très en jambes pour son retour comme titulaire, l'international français réussissait dès la 4e minute une première incursion dans la surface de  réparation avant d'être contré. Sur le corner qui suivait, André Ayew, auteur  d'un triplé il y a une semaine face à Ajaccio (3-1), plaçait une tête qui  frôlait le poteau. Dans une rencontre au parfum décidément très latino-américain, dont Carlos  Valderram, l'ex-idole colombienne de la Mosson (91 matches de 1988 à 1991),  avait donné le coup d'envoi, c'est le Péruvien Deza, arrivé en début de saison dans l'Hérault, qui héritait des rares occasions des locaux: sur la première, lancé dans le dos de Nkoulou en position idéale, le jeune (21 ans) attaquant, pour sa première titularisation, contrôlait mal son ballon, repris par le défenseur camerounais.

Il héritait d'une nouvelle chance à la 17e minute mais, dans un angle  fermé, son extérieur du pied droit finissait du mauvais côté du petit filet de  Mandanda. Il en fallait plus pour contrarier une équipe marseillaise alors ultra  dominatrice. Ayew, au sortir d'un beau slalom, tentait un tir alors qu'il avait  peut-être mieux à faire (20). Puis un coup franc de Valbuena trouvait la tête de Gignac, mais Jourdren  sauvait sur sa ligne, dans un double arrêt.

Les voyages sourient à l'OM

Loin de la pression étouffante de son public, l'OM, au jeu bien plus  fluide, matérialisait sa domination par un joli (et peut-être chanceux?) but de  Mathieu Valbuena, dont la demi-volée en extension lobait Jourdren (1-0, 42). Pour Montpellier, qui avait quasiment assuré son maintien en allant  s'imposer il y a une semaine à Guingamp (2-1), la tâche semblait alors plutôt  ardue, tant ses maîtres à jouer habituels, Cabella et Stambouli, semblaient  effacés. Mais la seconde période avait à peine repris que le prometteur Cabella, qui  quittera le club en fin de saison, égalisait après un beau travail de Niang,  qui avait centré malgré la sortie de Mandanda (1-1, 48).

L'embellie héraultaise était de courte durée: après plusieurs chaudes alertes, Gignac, au second poteau, reprenait du plat du pied un centre de Dja  Djédjé et remettait l'OM dans le sens de son 14e succès de la saison, son 6e à  l'extérieur (2-1, 58). La défense marseillaise allait pourtant craquer encore sur une nouvelle  incurssion de Cabella, dont Mandanda ne pouvait que repousser le tir dans les  pieds de Samson, entré en jeu juste deux minutes plus tôt (2-2, 79). Et alors que Niang venait de gâcher une balle de match à la 87e minute en  ratant sa reprise de la tête à bout portant, c'est Payet qui donnait la victoire à l'OM (3-2, 89) grâce à un tir contré qui, à nouveau, lobait le malheureux Jourdren.