Dimitri Payet OM
Le joueur de l'OM Dimitri Payet très remonté contre l'arbitre lors de la rencontre face à l'OL | AFP - BERTRAND LANGLOIS

L'OM dénonce "l'injustice spectacle" après la suspension de Dimitri Payet

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L'Olympique de Marseille n'a pas accepté la sanction de deux matches fermes infligés à Dimitri Payet. C'est avec "colère et écoeurement" que le club phocéen a accueilli la nouvelle et parle "d'injustice spectacle".

La suspension de Dimitri Payet pour deux matches ne passe pas à l'OM. L'international français a pris deux matches fermes - il va rater le déplacement à Nantes (17 avril) et la réception de Lorient (25 avril) - pour ses propos à l'encontre de l'arbitre Benoît Bastien, au sifflet pour le match OM-Lyon (0-0). Ce dernier n'avait pas accordé un but de Lucas Ocampos et avait provoqué la colère du joueur qui avait lâché "on s'est fait niquer !  Enculé(s) !" aux abords du vestiaire des arbitres. La scène avait été filmée par les caméras de l'émission de Canal+ "J+1" et avait fait grand bruit, puisqu'arrivant juste après les insultes de Zlatan Ibrahimovic envers Mr Jaffredo après Bordeaux-PSG. L'OM a ouvertement critiqué la sanction du joueur dans un communiqué publié par le club sur son site internet.

Le tweet de l'OM

Amalgame pour un verdict qui "fera date"

Dans ce communiqué, l'OM évoque sa "colère et (son) écoeurement" et dénonce un "amalgame réalisé par certains médias entre deux affaires sans commune mesure". Pour le club phocéen, cet amalgame a porté ses fruits avec cette sanction "incompréhensible". "Pour rappel, le trio arbitral, prétendument visé par les propos de frustration du meneur de jeu de l’OM, n'avait rédigé aucun rapport complémentaire à l’encontre du joueur à l'issue du match", explique l'OM qui dénonce les pressions et l'instrumentalisation d'un dossier "par une émission de télévision". En clair, c'est l'émission J+1 qui a fait condamner Dimitri Payet qui serait passer entre les gouttes sans les caméras. "Ce verdict fera date dans l'histoire de notre championnat", assure le club. Dimitri Payet et son club ont été "piégé(s)" et sont les victimes collatérales "d'un tourbillon médiatique qui a eu raison de l’équité sportive".