Anthony Le Tallec
L'attaquent de Valenciennes Anthony Le Tallec | FRANCOIS LO PRESTI / AFP

L’OM corrigé par Valenciennes

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Pour sa répétition générale avant le match face au PSG dimanche prochain, l’Olympique de Marseille a été martyrisé à Valenciennes (4-1) lors de la 7e journée de Ligue 1. Totalement impuissants, les Phocéens n’ont pu que constater la supériorité valenciennoise et repartent de ce déplacement dans le Nord avec beaucoup d’interrogations.

Quelle claque! Dominés dans tous les secteurs du jeu par des Valenciennois entreprenants et un Danic décisif, Marseille a été littéralement humilié au Stade du Hainaut. L’édifice marseillais, si solide avant cette rencontre (1 buts encaissé), s’est effondré en l’espace d’une mi-temps. Inquiétant à une semaine du choc face au PSG.

Du rythme, des mouvements, de l’envie, Valenciennes démarre idéalement son match. Dès la troisième minute, Steve Mandanda est mis à contribution. Sur un centre en retrait de Dossevi, Le Tallec pivote et frappe en déséquilibre. Mais le portier phocéen, bien que pris à contre-pied, sauve les siens grâce à une superbe parade de la jambe droite.

Mandanda, la bourde

Sous un grand soleil, les Nordistes ne relâchent pas l’étreinte et continuent de mener la vie dure aux Marseillais. Inspirés, ils multiplient les débordements et trouvent facilement des espaces. C’est donc logiquement que les hommes de Daniel Sanchez vont voir leurs efforts récompensés à la 16e minute. Sur un coup franc consécutif à une faute peu évidente sifflée sur Kadir, Gaël Danic expédie une frappe limpide du pied gauche dans la lucarne de Mandanda, totalement impuissant.

Après avoir failli doubler la mise, Valenciennes va un peu baisser le pied dans cette première période particulièrement animée. Marseille se crée alors plusieurs opportunités, comme cette reprise de Valbuena trop enlevée, mais aucune véritable occasion. Les espaces sont assez nombreux et les deux équipes semblent vouloir jouer assez vite. Rarement mis en danger, les Nordistes, en confiance, vont rapidement reprendre leur marche en avant pour ne plus jamais s’arrêter.

Coup sur coup, les Marseillais vont sombrer. Sur une grosse erreur d’appréciation de Fanni, Danic arrache le ballon et pénètre seul dans la surface pour servir Le Tallec qui tacle le ballon dans le but vide. Assommés, les hommes d’Elie Baup vont rapidement couler. Sur une relance à la main, Mandanda commet une bourde irréparable. Le ballon reste scotché dans sa main et atterri sur Kadir, qui ne se fait pas prier pour ajuster un plat du pied dans les cages désertées du malheureux portier olympien. En 40 minutes, l’OM a encaissé plus de buts qu’en six journées de Ligue 1.

Marseille sauve l'honneur

Alors qu’on guette une réaction marseillaise au retour des vestiaires, c’est le contraire qui se produit. Apathiques, les Phocéens laissent le ballon à leur adversaire et l’entrée en jeu de Rémy n’y change rien. Il faut d’ailleurs un arrêt miraculeux de Mandanda pour éviter l’humiliation (60e). Ce n’est que partie remise quand, quelques minutes plus tard, Le Tallec surgit pour reprendre d’une tête piquée un centre parfait de Kadir et inscrire son doublé (63e). Si les débats se rééquilibrent par la suite, le mal est fait pour Marseille qui parviendra tout de même à sauver l’honneur en fin de match grâce à Jordan Ayew (93e).

"Le verdict ce soir est lourd, brutal, conséquent, reconnaît Elie Baup, le coach marseillais. On va s'expliquer, discuter, travailler. Il ne faut pas s'éterniser sur une lourde défaite comme ça. Il faut vite penser à ce qui nous attend et à se remettre à l'endroit."

Malgré cette contre-performance, Marseille est assuré de rester leader au classement quel que soit le résultat de Lyon-Bordeaux programmé en soirée. Une maigre consolation pour des Olympiens qui voient leur série de 6 victoires consécutives stoppée brutalement par une défaite aussi lourde qu'inquiétante. 

Les Verts font du surplace
Saint-Étienne et Reims se sont neutralisés à Geoffroy-Guichard, au terme d'un match sans folie ni but (0-0). Plus entreprenants, les hommes de Christophe Galtier n'ont jamais réussi à tromper la vigilance de Kossi Agassa. En toute fin de match, Brandao, entré en jeu plus tôt, a failli donner l'avantage aux siens, mais sa reprise de volée acrobatique s'est écrasée sur la barre transversale. Avec seulement deux points en trois matches, les Verts tournent au ralenti au championnat.

Victor Patenôtre