Grenier et Pejcinovic
Clément Grenier (Lyon) au duel avec Nemanja Pejcinovic (Nice). | JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

L'OL garde la main

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Après avoir arraché le nul 1-1 sur la pelouse de Nice, l'Olympique Lyonnais est en très bonne position pour conserver sa 3e place et se qualifier pour les barrages de la Ligue des Champions. Nice pensait tenir la victoire après l'ouverture du score de Cvitanich sur penalty mais Grenier a répondu d'un maitre coup-franc.

Remis ce dimanche à cause des conditions météorologiques, la rencontre entre l'OGCN Nice et le l'Olympique Lyonnais devait décanter ou à l'inverse resserrer la situation dans la course à la 3e place qualificative en Ligue des Champions. On pensait que les Aiglons tenaient une victoire précieuse qui leur permettaient de croire encore au podium mais comme souvent cette saison, Clément Grenier a sauvé son équipe.

Si le début de match était plutôt lyonnais, ce sont les Niçois qui se créent les meilleures situations, notamment par Bosetti qui ne parvient pas à reprendre un centre de Digard (10e). Dans la foulée, c'est Abriel qui tergiverse un peu trop dans la surface et permet à Koné de revenir contrer sa frappe. L'OL fait le dos rond mais n'a surtout pas vraiment le choix. Les erreurs techniques sont légions et la relation Grenier-Gourcuff ne fonctionne pas à plein tube. Pourtant, Yassine Benzia, discret jusqu'ici, va se procurer deux belles occasions coup sur coup. D'abord décalé par Gomis, l'attaquant français tarde trop et voit Pejcinovic dégager en corner avant d'être trouvé par Gourcuff au premier poteau sur ce même corner. Malheureusement, sa tête passe loin du cadre. Monsieur Turpin siffle la mi-temps après une première période relativement fermée avec quelques situations chaudes mais rien de très significatif

Lyon cueilli à froid

Si la première mi-temps s'est révélée ennuyeuse, la seconde part sur les chapeaux de roues. Lancé dans la profondeur, Dario Cvitanich voit Koné lui faire un croche pied à la course. Monsieur Turpin n'hésite pas et siffle un penalty sans distribuer de carton au défenseur lyonnais, pourtant dernier défenseur. L'attaquant niçois n'en a cure et transforme la sentence sans trembler (46e). Sa 18e réalisation d'une saison qui l'a vu exploser à la face de la France. A ce moment-là, Nice est virtuellement revenu à hauteur de Lyon, seulement devancé par la différence de buts.

Dans les minutes qui suivent, les Aiglons poussent pour enfoncer le clou mais les attaquants niçois butent sur la défense des Gones. On sent Lyon au bord du précipice mais en équipe expérimentée, l'OL va sortir la tête de l'eau petit à petit. D'abord par une double énorme occasion pour Lisandro et Grenier contrés dans leurs tentatives par Pied et Puel, deux anciens de la maison lyonnaise.

Le bijou de Grenier

Malheureusement, quand Lyon est de retour dans le match, son capitaine va le lacher. Maxime Gonalons écope d'un second carton jaune et est logiquement expulsé. Rémi Garde est inquiet et voit le match lui échapper. C'était sans compter sur Clément Grenier, le sauveur maison. D'un coup-franc splendide en pleine lucarne, qui rappelle les plus belles heures de Juninho, le joueur formé au club égalise et plonge le stade du Ray dans la déception (76e). Plus rien ne sera marqué malgré une ou deux occasions de chaque côté. Il était écrit que Nice et Lyon ne se départageraient pas en ce dimanche.

Lyon a sauvé l'essentiel en arrachant le nul dans le dernier quart d'heure. Grâce à ce précieux point, les joueurs du président Aulas gardent la main dans la lutte pour le podium. Avant la récpetion de Rennes, dimanche prochain, les Gones comptent deux points d'avance sur Saint-Etienne, et trois sur Lille et Nice. Verts et Dogues se rencontreront pour l'ultime journée alors que le Gym se déplacera à Ajaccio. Face à une équipe rennaise démobilisée depuis trois mois, on voit mal les Lyonnais laissaient échapper le podium.