L’OGC Nice ne cache plus ses ambitions
Neal Maupay (à droite), symbole d'une équipe niçoise en grande forme | AFP - PASCAL POCHARD

L’OGC Nice ne cache plus ses ambitions

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En pleine réussite en 2013, les Aiglons ne sont tombés qu’une seule fois en championnat cette année, avec quatre succès et un nul. En match avancé de la 26e journée de Ligue 1, ce soir à 20h30, ils partent évidemment favoris face au Stade de Reims, premier non-reléguable. L’occasion pour le club azuréen de confirmer son ascension et de mettre la pression sur l’OM. En cas de victoire, Nice se placerait alors provisoirement à un petit point du podium.

Ils ont lancé leur saison timidement, n’intégrant la première moitié de tableau qu’au début du mois de décembre avec un succès face au PSG. Mais depuis cette victoire de prestige, c’est bien simple : plus personne n’arrête les rouge et noir. Confortablement installés dans le top 6 du championnat depuis près de deux mois désormais, les Niçois se sont fait une sacrée réputation. Jusqu’à devenir un sérieux prétendant à une place européenne en fin de saison.

Sans Cvitanich mais avec Puel et Maupay

Pour consolider son statut, l’OGCN se passera de son attaquant vedette. Absent lors des deux derniers matchs pour une blessure aux ischio-jambiers, l’Argentin Dario Cvitanich (deuxième meilleur buteur de Ligue 1 avec 12 réalisations) devait revenir cette semaine. Mais après avoir repris l’entraînement lundi, il a rechuté et sera forfait pour au moins deux semaines supplémentaires.

Claude Puel devra aussi faire sans Jeremy Pied (ischios) et Mahamane Traoré (mollet), mais il pourra compter sur sa nouvelle perle, le jeune Neal Maupay (16 ans) buteur décisif la semaine dernière. « C’est formidable, il n’a même pas 17 ans et on dirait qu’il a déjà disputé 100 matches [professionnels] », lâche Renato Civelli, admiratif. Autre titulaire surprise : le fils du coach, Grégoire Puel (21 ans). Intégré dans le onze niçois à Furiani, le jeune défenseur qui n’avait jusqu’alors connu que la CFA2 a réalisé un premier match solide. « Si j'éprouve de la fierté en tant que père ? Je ne souhaite pas mélanger les genres », explique Claude Puel au quotidien Nice Matin. « Mes choix ne sont pas dictés par les sentiments ».

Nice n’a « rien à envier » à ses rivaux

La dynamique insufflée par la jeunesse niçoise sera-t-elle suffisante pour permettre au club de tenir le rythme européen ? L’équipe n’accueille pas Reims sans pression, car les clubs qui la talonnent au classement poussent dangereusement. Les Lillois, dixièmes, ne sont qu’à cinq unités des azuréens. Par contre, l’OM troisième au classement a creusé un écart significatif de quatre points. Pas de quoi inquiéter le numéro 10 Camel Meriem : « Nous n'avons rien à envier aux équipes avec lesquelles nous luttons en ce moment, si ce n'est leur expérience ».

Il n’empêche que l’OGNC n’a plus le droit au moindre faux pas pour maintenir ses objectifs, à commencer par la confrontation a priori déséquilibrée de vendredi. Sortis de la zone rouge, les Rémois vont un peu mieux. Leur victoire à Nancy il y a quinze jours – la première fois qu’ils engrangeaient trois points depuis le 6 octobre – leur a donné de l’air, sans leur permettre toutefois de créer un écart conséquent sur Evian, premier relégable. Au Stade du Ray, un nul comme celui accroché face à Saint-Étienne la semaine dernière tiendrait de l’exploit.

Côté Aiglons, une seule certitude : s’ils s’imposent, ils se rapprocheront d’un des deux membres du trio de tête puisque Paris et Marseille s’affrontent dimanche, à l’occasion d’un des matchs les plus attendus de la saison en Ligue 1. « Nous sommes ambitieux », rappelle Meriem. « Nous nous sentons bien où nous sommes, et nous comptons bien tout faire pour y rester ».