L'inexplicable chute sans fin de l'AS Monaco

Publié le , modifié le

Auteur·e : Romain Bonte
Les Monégasques Kamil Glik, Ruben Aguilar et Benjamin Lecomte
Les Monégasques Kamil Glik, Ruben Aguilar et Benjamin Lecomte, le 15 septembre face à l'OM | AFP

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Battu dimanche à domicile par l'OM (4-3), le club du Rocher poursuit sa chute. La saison passée avait tout d'un accident de parcours pour l'AS Monaco, qui aura lutté jusqu'à la dernière journée pour se maintenir dans l'élite. Après cinq matches, le début de saison du champion de France 2017 est loin d'être rassurant et la saison promet d'être très très longue. Les causes viennent-elles du recrutement, du management, ou tout simplement de la fatalité ?

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18 défaites, 57 buts encaissés et une 17e place à deux points du barragiste (Dijon), tel fut l'épilogue d'une funeste saison 2018-2019 pour l'ASM. Après cinq journées, le bilan de ce –tout- début de saison est affligeant. Le club de la Principauté est de loin, la plus mauvaise défense du championnat avec 14 buts encaissés et pointe à la 19e place. Il s'agit même de la pire défense du club après cinq journées, depuis la saison 1974-1975. Avec deux petits points dans leur besace, les Monégasques n'avaient plus connu un tel démarrage depuis la saison 2001-2002. Autant dire, que la situation est plus que préoccupante.

Sacré en 2017, dauphin du PSG en 2018, Monaco qui avait frôlé la correctionnelle en mai dernier, prend de nouveau le chemin de la descente, six ans après son retour en L1. Revenu aux affaires en janvier dernier après avoir été débarqué trois mois plus tôt, Leonardo Jardim a du mal à expliquer une situation qui semble se répéter. Il n'a enregistré que cinq succès depuis son retour, dont le dernier remonte au 18 mai (contre Amiens, 2-0). Après la "remontada" de l'OM dimanche soir (défaite 4-3), le technicien portugais a expliqué que ses joueurs ont "paniqué", après avoir pourtant "maîtrisé 30 minutes". "Il faut plus de duels, plus d'impacts. C'est une question d'organisation, pas de joueurs", a précisé Jardim, qui endosse donc une part de responsabilité.

Mais il est loin d'être le seul fautif et s'il les protège, ses joueurs ne sont pas étrangers à la crise. Cet été, le recrutement a été à la hauteur des ambitions du club de la Principauté. Avec 133 millions d'euros investis (plus que le PSG et ses 100M€ d'achats), dont 40 M€ pour le seul Wissam Ben Yedder, Monaco a remanié à 70% son effectif. A y regarder de plus près, l'effectif monégasque est encore très, voire trop, étoffé. Avec 72 contrats pro, contre 26 par exemple pour l'OM, difficile pour un coach de s'y retrouver et de créer une cohésion…

Une part d'abstrait

Difficile aussi pour un entraîneur de comprendre pourquoi tel ou tel joueur performe moins à Monaco qu'ailleurs. C'est notamment le cas de Benjamin Lecomte. Très performant avec Montpellier, le nouveau portier de l'ASM n'est pas irréprochable. Coupable d'une faute de main sur la tête de Germain dimanche soir, le gardien de 28 ans n'est pas mis en confiance par ses coéquipiers, au même titre qu'un Fodé Ballo-Touré, ou d'un Cesc Fabregas. La fébrilité a gagné les plus aguerris. "On a un effectif complet... Si on ne performe pas, ce sera entièrement de notre faute", avait clamé Lecomte avant la rencontre contre l'OM. L'état d'esprit et les moyens sont donc bien présents. Il reste donc aux Monégasques à travailler sur les détails, et aller chercher ce petit plus qui fera –théoriquement- la différence.