Lille toujours suspendu à la DNCG, Bordeaux soulagé

Publié le , modifié le

Auteur·e : Thierry Tazé-Bernard
Gérard Lopez
Gérard Lopez, le président du LOSC. | AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

La Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a maintenu ses doutes sur les éléments financiers présentés une nouvelle fois par les dirigeants de Lille. L'organisme attend des "éléments complémentaires" pour statuer définitivement, ce qui pourrait contraindre le LOSC à vendre rapidement des joueurs. En revanche, Bordeaux, malgré un déficit sur la saison (que certains évaluent à 30 millions d'euros), a vu son budget validé. L'une des rares bonnes nouvelles pour les Girondins depuis quelques temps.

Le sursis se poursuit. Le 2 juillet dernier, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) mettait le dossier du LOSC en sursis, "dans l'attente d'éléments complémentaires demandés au club par la DNCG". Presque quinze jours après, rebelote. Les dirigeants lillois n'ont toujours pas convaincu le gendarme financier du football français que son budget était conforme aux attentes. En attendant le transfert de Victor Osimhen à Naples, qui pourrait être le plus cher de l'histoire du club (80 millions d'euros), les Nordistes sont donc avec un couteau sous la gorge. Car à force de ne pas convaincre, ils risquent de voir tomber des sanctions. Est-ce que cela pourrait les pousser à vendre rapidement des joueurs, quitte à les brader un peu plus ?

Bordeaux n'est pas dans le même cas. Malgré une situation financière délicate, une non-qualification pour les coupes d'Europe, un entraîneur sur le départ mais que le club ne veut pas licencier, des supporters vent debout contre la direction, la DNCG a validé le budget des Girondins. Le fonds d'investissement King Street a donc dû apporter des garanties financières pour passer l'obstacle. Il est vrai que le club a aussi rapidement vendu lors du mini-mercato franco-français (Bernardoni à Angers pour 7 millions, Benrahou à Nîmes pour 1.5 millions) afin de renflouer un peu les caisses. Mais la pression reste énorme sur les dirigeants. Et le nouveau maire de Bordeaux, l'écologiste Pierre Hurmic, s'est chargé de le rappeler dans un entretien à Sud Ouest ce matin : "Je veux avoir une discussion avec Daniel Ehrmann, représentant de l'actionnaire King Sreet, pour savoir quelle est la politique du club. Ils (les dirigeants américains) ont acheté les Girondins pour développer la marque Bordeaux. Ils sont en train de modifier le logo en mettant 'Bordeaux' en gros et 'Girondins' en petit. Moi je trouve bien que le club s'appelle Girondins de Bordeaux", a-t-il justifié. "La vie du club de foot concerne aussi la municipalité. Le maire de Bordeaux a le devoir de s'intéresser au foot et au rugby, c'est notre patrimoine".