Adil Rami - Lille
Adil Rmi (Lille) | AFP - BULENT KILIC

Lille, solide comme un Roc ?

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Le sprint final va bientôt débuter en Ligue 1. Pour Lille, c'est presque un démarrage en côte avec un déplacement périlleux en Principauté. Garcia veut la victoire mais se méfie des relégables monégasques. Le maintien sera dans les têtes auxerroises, valenciennoises et caennaises lors de cette 30e journée. Il ne fera pas bon perdre samedi. Pour les places européennes, Paris et Rennes jouent leur va-tout, respectivement à Caen et Brest.

Jouer un relégable quand on vise le titre est-il une bonne affaire ? Si d'emblée on peut penser que le calendrier fait bien les choses, l'énergie du désespoir déplace parfois les montagnes. Sur son rocher, Monaco est face au plus grand sommet de la Ligue 1, Lille. Un col hors catégorie que les Monégasques abordent dans le grupetto avec un braquet plus adapté au surplace (14 matches nuls) qu'au maillot à pois. Avec son maillot jaune sur les épaules, le Losc est lui sur pente ascendante. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas regarder dans le rétroviseur. Rudy Garcia se méfie d'ailleurs d'une formation monégasque imprévisible et dangereuse. "Les chiffres et statistiques prouvent qu’il s’agit d’une formation difficile à manœuvrer et dotée de bons joueurs, a-t-il expliqué sur le site officiel du club nordiste. On ne s’attend donc pas à livrer une partie de plaisir, samedi, mais nous devons également assumer notre statut. Ce serait une belle performance de s’imposer là-bas." Lille a beau pratiquer le plus beau football de l'hexagone et viser le titre sans le nommer, l'humilité est de rigueur. "C’est important de se savoir fort, mais personne ne fait preuve de triomphalisme. Qu’est ce qui compte le plus pour nous à l’heure actuelle ? C’est d’être performant chaque week-end, à commencer par ce prochain rendez-vous à Monaco, tout simplement. L'autre notion centrale que je veux mettre en avant est celle du plaisir. S'ils en donnent énormément à nos supporters, je souhaite que les joueurs continuent d'en prendre. J'ai la conviction que la réussite passe par là." Le titre passera par le jeu ou ne passera pas.

Après son piètre match nul contre Auxerre samedi dernier (0-0), Rennes doit lui se remettre à jouer s'il veut donner du corps à son rêve de Ligue des champions. Les Rennais ont droit à un derby breton pour se relancer. Et pas n'importe lequel puisque les troupes de Fred Antonetti se déplacent à Brest, toujours en quête d'un maintien ferme et définitif. Les Brestois restent sur quatre défaites d'affilée et voudront eux aussi empocher les trois points. Attendu à Caen, le PSG est dans une situation comparable aux Rennais même s'il s'agit de recoller au peloton de tête. "On perd des points, mais les autres aussi, tempère Ludovic Giuly. C’est dommage de ne pas en profiter. Il va falloir se concentrer sur notre jeu. Lille et Marseille sont partis devant. On peut encore les rattraper, mais notre objectif est d’abord de se concentrer sur cette troisième place qui se jouera avec Rennes et Lyon. On reçoit d’ailleurs Lyon dans dix jours. On sait que ce sera difficile, mais il faut absolument prendre des points dès samedi à Caen." Mais Caen, qui reste sur deux victoires de rang à domicile, peut faire un grand pas vers la maintien en cas de succès. Avec 38 pts et 8 journées à disputer, il serait en très bonne voie. Il sera également question de sauvetage à Auxerre et Valenciennes, les deux premiers non relégables. L'AJA, sans Pedretti et Quercia, reçoit St-Etienne avec ambition. Les Verts ont eux toujours un petit espoir européen à condition d'arrêter de lâcher des points en route. Revenu avec 1 pt de Geoffroy-Guichard, VA perd peu (1 défaite et 4 nuls sur les 5 derniers matches). Mais face à Nancy, un nul ne suffira pas.