Lille Saint-Etienne Hazard Perrin 052011
Hazard (Lille) et Perrin (Saint-Etienne) à la lutte | AFP - PHILIPPE DESMAZES

Lille s'en rapproche, Paris gâche

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Grâce à son précieux succès sur la pelouse de Saint-Etienne (1-2), Lille prend provisoirement sept points d'avance sur Marseille, qui accueille Brest mercredi. Le titre de champion de France penche de plus en plus du côté nordiste... Si Lille accélère, le PSG, lui, fait du surplace. Incapables de battre Nancy (2-2), les Parisiens restent au pied du podium et manquent une occasion de mettre la pression sur Lyon.

Quand l’enjeu ne tue pas le jeu… Alors que les deux équipes ont toutes les deux beaucoup à gagner mais surtout à perdre au coup d’envoi de ce match, les vingt-deux acteurs se jettent à corps perdus dans la bataille ! Lille qui peut mettre provisoirement l’OM à sept points, tout comme l’ASSE, qui vise la sixième place de Sochaux, ne calculent pas et ça se voit : dès la cinquième minute, Payet lance magnifiquement Batlles qui bute sur Landreau bien sorti mais le ballon continue miraculeusement sa course… Rivière, qui a bien suivi, n’a plus qu’à le pousser dans le but vide (1-0, 5e). Sonnés, les Lillois retrouvent pourtant rapidement leurs esprits et De Melo, d’un extérieur du droit somptueux, calme les ardeurs de Geoffroy-Guichard (1-1, 15e). Le début de match est palpitant et le compteur prend encore des tours quand, à peine une minute après l’égalisation du Losc, Rivière s’écroule dans la surface nordiste tandis que l’arbitre désigne le point de penalty. Sako s’élance pour réparation mais Landreau justifie une nouvelle fois sa réputation de spécialiste de l’exercice en détournant d’une main ferme la frappe du Stéphanois !

La fin de cette première période de folie se résume à un duel entre le portier lillois et son homologue des Verts, Jérémie Janot, qui se livrent à un concours de parades somptueuses. Pour ce qui est du jeu, l’ASSE mise sur sa vitesse en contre quand Lille s’en remet aux arabesques diabolique d’Eden Hazard. Sans que cela n’influe cependant sur le score jusqu’à la pause. C’était presque obligé, les deux formations ne pouvaient pas ce rythme pendant 90 minutes. Les Verts sont les premiers à montrer quelques signes de lassitude physique et Lille en profite. Sur une passe en retrait de Hazard, Mavuba, très éloigné, déclenche une frappe lourde… et détourné dans le but de Janot par le bas du dos de De Melo (1-2, 67e). La réussite d’un futur champion assurément. En costauds, à l’expérience, les Dogues parviennent à préserver ce court avantage jusqu’au coup de sifflet final. Petit écart mais grosses conséquences puisque ce succès assure à Lille une place en Ligue des champions. En attendant évidemment mieux…

Paris, encore une occasion gâchée

Antoine Kombouaré, l’entraîneur du PSG, avait peur que ses joueurs se focalisent trop sur la finale de la Coupe de France, samedi face à Lille, et qu’ils négligent ce déplacement à Nancy. Face à des Lorrains qui jouent leur survie en Ligue 1 (Nancy est 18e au coup d’envoi), les Parisiens auront rassuré leur coach. En tout cas pour ce qui est de la détermination. Mais le PSG a encore fait preuve d’une fébrilité très inquiétante. Et pénalisante dans sa lutte avec Lyon pour la 3e place qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des champions…

Après une ouverture du score rapide signée Erding, qui profite d’un bon travail de Hoarau pour inscrire de la tête son 8e but de la saison, les Parisiens sont sévèrement stoppés dans leur élan par un pénalty accordé à Nancy suite à une charge peu évidente de Jallet, expulsé dans la foulée ! Toujours cette double peine qui fait débat… N’Guemo ne s’embarrasse pas de tels scrupules et égalise en trompant Coupet (1-1, 21e). Si les hommes de Kombouaré commettent des erreurs, ils n’en ont pas moins une sacrée force de caractère En infériorité numérique, ils ne se découragent pas et essaient toujours de forcer la décision. Ils sont récompensés de leurs efforts juste avant la pause grâce à un but d’avant-centre de Camara, qui, dans la surface nancéienne, pivote et trompe Grégorini (2-1, 45e). Même si Nancy est à son tour en infériorité numérique suite à l’expulsion de Lemaître, le PSG est incapable d’en profiter pour enfoncer le clou. Sans un Coupet des grands soirs, les hommes de Correa auraient pu égaliser plus tôt mais ils arrivent tout de même à leur fin grâce à hadji (2-2, 69e). Nenê, très malheureux, aura deux balles de match au bout du pied mais la barre transversale et une position de hors-jeu inexistante alors que le Brésilien avait marqué, auront raison de la volonté des Parisiens. Ces derniers, en dépit de leurs efforts, flanchent une nouvelle fois, comme trop souvent cette saison, au moment d’enfoncer le clou. Une fois de trop ?

Julien Lamotte