La joie des Lillois
Le bonheur des Lillois contraste avec l'attitude du Parisien Jallet | AFP - PHILIPPE HUGUEN

Lille fait plier Paris qui s'éloigne du titre

Publié le , modifié le

Les Lillois ont relancé la bataille pour la seconde place en battant le PSG (2-1) au Stadium, en cloture de la 34e journée de Ligue 1. Cette victoire permet au LOSC de se rapprocher à deux longueurs des Parisiens, qui demeurent eux à cinq points de Montpellier. La soirée est donc très bénéfique pour le LOSC et l'équipe héraultaise, alors que Paris devra cravacher pour atteindre ses objectifs. Le titre s'est peut-être envolé pour Paris, à 4 journées de la fin.

Cinq points de retard, cinq points d'avance, Paris était à la croisée des chemins. Une victoire relançait l'équipe vers Montpellier, le leader, une défaite ramenait Lille pour rendre la 2e place plus précaire. Pour clore la 34e journée de Ligue 1, Lillois et Parisiens avaient conscience de l'importance du match sur leur fin de saison respective.

L'enjeu, pour une fois, n'a pas tué le jeu. Si les nombreuses fautes parisiennes en début de match (valant un carton jaune à Thiago Motta dès la 3e minute) pouvaient laisser imaginer le contraire, c'est surtout parce que Lille exerçait un pressing intense très haut. Un coup franc des 35m de Hazard avec rebonds contraignait Sirigu à boxer le ballon (3e), avant de sortir un bel horizontal sur une puissante tête de De Melo (4e). Après avoir souffert en début de match, le PSG desserrait peu à peu l'étau, mais Sirigu devait encore intervenir en sortant rapidement devant Hazard, bien lancé par Payet dans le dos de la défense (23e). A la 27e minute, à la retombée d'un coup franc, Pastore plaçait le ballon sur la barre transversale. Et pratiquement dans la foulée, le milieu de terrain belge du LOSC lui répondait, en envoyant une frappe terrible des 20m qui s'écrasait sur le poteau droit avant de longer la ligne de but et frôler le poteau gauche de Paris (29e).

Roux décisif dès son entrée

En deuxième période, beaucoup plus à l'aise, les joueurs de Carlo Ancelotti prenaient les choses en main en ouvrant le score. Un décalage pour Gameiro dont le centre était repoussé par le plongeon de Landreau, mais repris par la tête de Pastore, au point de penalty qui lobait le gardien de but et Debuchy revenu sur sa ligne (48e, 1-0). Condamné à égaliser pour éviter de voir sa 3e place remise en question par les Rennais ou les Lyonnais, le LOSC s'exposait aux contres adverses, souvent maladroits. De Melo ratait la reprise d'un centre de Debuchy, gêné par un raté de Cole devant lui (62e), et Gameiro était tout près de doubler l'avantage, son tir du gauche étant dévié par Landreau en corner, de justesse (63e). Comme souvent dans pareil cas, c'est l'équipe la moins à l'aise qui faisait la différence. Sakho, pris de vitesse par Roux qui venait juste de remplacer Payet, l'accrochait du bras dans la surface (69e). C'était la double peine pour le défenseur parisien, entré en jeu en 1ère période à la place de Bisevac (44e), puisque l'arbitre montrait le point de penalty et lui sortait le carton rouge. Et la peine triplait puisque Eden Hazard transformait le penalty avec sang froid (1-1). 

Carlo Ancelotti choisissait de rééquilibrer son équipe en faisant sortir Nenê pour faire entrer Lugano, aussitôt. Du coup, Paris subissait les assauts de Lillois sentant le bon coup et lancés dans une dynamique positive. Et après avoir maîtrisé le jeu et leur adversaire, la solidité de l'équipe visiteuse se craquelait. Dix minutes après, Hazard réalisait un coup du foulard utile pour trouver la tête de De Melo, qui remettait à Roux qui n'avait plus qu'à pousser le ballon de la tête au fond des filets (79e, 2-1). La fin de match était une lente agonie pour la défense parisienne, totalement dépassée notamment par les accélérations de Hazard. Il fallait encore une parade exceptionnelle de Sirigu pour empêcher une nouvelle tête de De Melo de finir au fond des filets (90e+1).

Une 2e place remise en cause

Plus rien ne changeait, et Lille remportait (2-1) un succès qui pourrait faire basculer la fin de la saison. Car Montpellier, avec 5 points d'avance et plus que quatre matches à jouer, est plus que jamais le mieux placé pour être sacré. Déjà condamné à l'exploit pour rêver du titre, le PSG devra tout de même le faire pour conserver cette 2e place, objectif minimum du club, face à des Lillois qui viennent d'enchaîner une 6e victoire lors de leurs 7 derniers matches. Sur ses 7 dernières rencontres de L1, Paris n'a gagné que deux matches. La dynamique n'est vraiment pas la même, sans oublier celle de Montpellier (2 défaites et 5 victoires lors des 7 derniers matches). Désormais, Carlo Ancelotti est assuré de finir avec moins de points (39 au maximum) que son prédécesseur, Antoine Kombouaré (40 points à mi-saison).