Ligue 1 : volontaires mais inoffensifs, le PSG et Lille se neutralisent dans le choc de la 16e journée

Publié le , modifié le

Auteur·e : Guillaume Poisson
Angel Di Maria avec le PSG contre Lille

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Le Paris Saint-Germain n'est pas parvenu à prendre les trois points à Lille, le leader de Ligue 1. Ce choc entre les deux meilleures attaques du championnat a accouché d'un match nul et vierge, certes plaisant techniquement, mais sans réelle occasion de but. Le LOSC reprend la tête grâce à la différence de buts par rapport à l'Olympique Lyonnais.

Zéro but entre les deux meilleures attaques de Ligue 1 : pas grand monde n'aurait misé sur cette issue pour le match de ce dimanche entre le Paris Saint-Germain et Lille. Les Parisiens ont eu beau dominer l'entrejeu et conserver le ballon, les Lillois ont très bien procédé par contre-attaque et les deux clubs ont fini par se neutraliser (0-0). Le LOSC est de nouveau leader, grâce à une meilleure différence de buts par rapport à l'Olympique Lyonnais. Le PSG est 3e, à un point de la tête. 

Pour la beauté du geste

Ce match aura été, de bout en bout, une prestation d'esthète. D'amoureux du geste, plus que du résultat. Commençons, pour changer, par la fin, et par un défenseur. Presnel Kimpembe a probablement réalisé l'un des plus beaux gestes défensifs de l'année sur cette intervention à la 79e minute. Le défenseur parisien était seul contre quatre attaquants lillois sur une contre-attaque éclair. L'ouverture du score semblait inéluctable. Mais Kimpembe, blessé, s'est jeté au moment parfait pour stopper la course de Burak Yilmaz, puis dégager le ballon dans un ultime effort. 

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A l'image du match, on a bien joué au football, frôlé l'occasion de but sans vraiment y parvenir. Comme un goût d'inachevé dès la première mi-temps, particulièrement pour les Parisiens qui ont très bien terminé. L'artiste Angel Di Maria a puisé dans sa palette pour faire perdre la tête aux latéraux lillois, par ses centres ou ses coups de pied arrêtés. A deux reprises, par l'intermédiaire de Moïse Kean puis de Fonte, qui a failli tromper son propre gardien, l'Argentin a failli mettre son équipe sur les rails de la victoire. 

Il aura peut-être manqué d'un Neymar, blessé, ou d'un Kylian Mbappé, diminué et seulement entré en jeu en fin de match, pour concrétiser cette domination. Peut-être seulement, car il faut dire que l'on retrouvé chez Paris cette fluidité générale, et cette solidarité collective, que l'on avait un peu perdu sur ce début de saison. Comme si tous les joueurs avaient envie de jouer pour l'équipe. 

Il n'empêche qu'à la fin, quand Di Maria adresse ce centre parfait à la 59e minute, Moise Kean puis Marquinhos ne marquent pas. Quand Idrissa Gueye enchaîne les récupérations, ou Marco Verratti les premières relances parfaites, il n'y a pas eu de feu follet pour casser les lignes et concrétiser cet entrejeu dominant. "Je pense qu'on a su contrôler le match mais peut-être qu'il fallait un peu plus de création pour être plus dangereux dans le jeu, a d'ailleurs analysé Marquinhos à la fin du match. Même avec tous nos absents, on avait une superbe équipe sur le terrain qui a répondu présent, tous les joueurs ont donné beaucoup d'énergie. Il nous a manqué ce petit but pour que la soirée soit parfaite."

Au final, le PSG aura eu le pied sur le ballon (quasiment 70% de possession), mais autant de tirs (8) et moins de tirs cadrés (1 contre 2) que Lille. Les beaux gestes, l'entente, sans le résultat, ni le classement (Lille récupère sa place de leader, Paris reste à la 3e place) : on a connu Paris plus pragmatique, et Thomas Tuchel veillera certainement à y remédier très vite.