Ligue 1

Ligue 1 : Une dernière ligne droite pleine d'enjeux

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Les jeux ne sont pas encore faits. Du moins pas pour tout le monde. Si le Paris Saint-Germain est quasiment assuré de remporter son sixième titre de champion de France en 7 ans, plus bas dans le classement, les luttes s'annoncent intenses. Entre les places européennes restantes à pourvoir et les clubs livrant leurs dernières forces pour le maintien, cette saison réserve encore son lot d'incertitudes. Passage en revue de la dernière ligne droite de Ligue 1.

Le podium : Paris et les autres

1er : PSG, 77 points

Fin de saison plus que tranquille pour le Paris Saint-Germain. Mis à part une cinquième Coupe de France d’affilée à remporter – un échec ferait plus que tâche - les Parisiens s’apprêtent à vivre deux mois d’une grande tranquillité. Seul objectif, regarder vers l’avenir et préparer la prochaine saison pour se donner les moyens d’éviter une énième désillusion en Ligue des champions. Les dirigeants parisiens, qui viennent de trouver un accord avec Thomas Tuchel jusqu’en 2021 et semblent désormais certains de garder leurs deux stars Kylian Mbappé et Neymar au moins une saison supplémentaire, y travaillent déjà. C’est surtout du côté de l’infirmerie qu’il reste du travail : Neymar se remet toujours de sa blessure au pied tandis que Cavani a rechuté à la suite de sa lésion à la hanche. Reste également à résoudre l’énigme du milieu de terrain.

2e : Lille, 57 points

Derrière, Lille à tout pour garder sa deuxième place. Sous l’impulsion de ses quatre fantastiques Bamba-Ikoné-Pépé-Leao, le LOSC s’accroche à son rôle de dauphin malgré une attaque légèrement en panne d’inspiration depuis quelques rencontres. Mais avec un calendrier favorable aux défenses friables (Nantes, Toulouse, Nîmes, Rennes), la dynamique peut très vite revenir. Nicolas Pépé (17 buts, 8 passes) a prouvé qu’il avait le talent pour figurer parmi les meilleurs d’Europe à son poste, Jonathan Bamba a déjà battu son record de buts sur une saison (9), tandis que Rafael Leao et Jonathan Ikoné semblent toujours prendre autant du plaisir sur le terrain. Tous les voyants sont donc au vert pour que les Lillois retrouvent le chemin des filets et la Ligue des champions, compétition que les Dogues n’ont pas disputé depuis la saison 2014-2015 et une élimination dès la phase de groupes.

3e : Lyon, 53 points

A six points devant Marseille et quatre derrière Lille, Lyon semble à sa place cette saison. Très déçus de leur élimination en huitièmes de finale de la Ligue des champions face au FC Barcelone (0-0, 5-1), les Lyonnais vont devoir se relever dès la reprise de la Ligue 1 afin de valider ses deux objectifs de la saison : se qualifier directement en C1 et remporter la Coupe de France. Même si l’entraîneur des Gones, Bruno Genesio, est plus qu’incertain quant à son avenir à l’OL (son contrat prend fin en juin prochain), il a déclaré "tout faire pour aider l’équipe, quoi qu’il arrive". Il pourra compter sur Memphis Depay, qui a fait le plein de confiance lors de la trêve internationale avec trois buts et trois passes décisives pour les Pays-Bas ainsi que son capitaine Nabil Fekir, apparemment en forme physiquement pour attaquer cette dernière ligne droite.

La course à l’Europe : Six équipes pour deux places

Que d’incertitudes entre la 4e place détenue par l’Olympique de Marseille (47 pts) et la 9e de l’OGC Nice (41 pts). Entre eux, Saint-Etienne, Reims, Montpellier et Rennes. Soit autant d’équipes qui ne possèdent que deux petites victoires d’écart. Si l’OM, de par son expérience, l’arrivée de Mario Balotelli et sa forme du moment (16 points en 7 matches) semble le mieux armé pour valider son ticket européen, les autres clubs de la première partie de tableau n’ont pas dit leur dernier mot, loin de là.

A un petit point derrière, Saint-Etienne et Reims ne laissent aucun répit aux joueurs de Rudi Garcia. Emmenés par un grand Wahbi Khazri, auteur de 12 buts et 3 passes décisives depuis le début de saison, les Verts ont une nouvelle spécialité : gagner contre les moins bien classés qu’eux. Et bonne nouvelle pour Saint-Etienne, il leur reste à affronter Nîmes, Amiens, Bordeaux, Reims, Toulouse, Monaco, Montpellier, Nice et Angers pour valider une très belle saison. De son côté, Reims, l’invité surprise de cette course à l’Europe, ne se décide toujours pas à perdre. Avec 5 défaites sur ses 29 matches, l’équipe de David Guion s’appuie sur une défense dure au mal qui encaisse moins d’un but de moyenne par rencontre. Seul hic au programme, les Rémois ont encore à affronter Lille, Saint-Etienne et Paris.

Plus bas, avec respectivement 42 et 41 points, Montpellier, Rennes et Nice sont en position de jouer les trouble-fêtes. Même si à Montpellier, la dynamique actuelle ne joue pas en faveur du MHSC. Avec un seul succès lors de leurs 8 derniers matches, contre 4 nuls et 3 défaites, les coéquipiers de Gaëtan Laborde semblent marquer le pas après leur très bonne première moitié de saison.

De son côté, Rennes va devoir très vite redescendre de son petit nuage européen s'il souhaite y retourner la saison prochaine. Auteurs de deux tours sensationnels en Ligue Europa, éliminant le Bétis Séville (3-3, 1-3) et tenant tête à Arsenal (3-1, 0-3) en huitièmes de finale, les Rennais doivent se recentrer sur l’hexagone. D’autant plus que le club breton va directement retourner dans le vif du sujet avec une double confrontation face à Lyon en ouverture de la 30e journée de Ligue 1 avant un déplacement au Groupama Stadium pour une place en finale de la Coupe de France.

La course pour le maintien

18e : Guingamp, 22 points

Après un début de saison dramatique marqué par six défaites consécutives et une place de lanterne rouge qu’ils viennent tout juste de quitter, les Bretons ont très vite lancé leur "opération maintien" en recrutant Mendy, N'Dong, Larsson et Djilobodji lors du mercato hivernal. Requinqué par son succès face à Dijon le 16 février (1-0), Guingamp va mieux. Mais "il reste 9 finales à venir en championnat", prévient  Jocelyn Gournvennec, qui a confié à Ouest-France qu’il resterait sur le banc breton même en cas de relégation. Et l’entraîneur de l'En Avant ne pourra pas compter sur Lucas Deaux, blessé aux ischio-jambiers ni Marcus Coco, suspendu deux matches par la LFP, pour la reprise. La confrontation face à Caen (35e journée) s’annonce cruciale, au moins autant que la finale de la Coupe de la Ligue, prévue ce samedi face à Strasbourg.

19e : Dijon, 21 points

Au contraire de Guingamp, Dijon a vécu un début de saison parfait en Ligue 1, enchaînant trois victoires lors de ses trois premiers matches et se classant premier leader du championnat. Depuis ? Le néant. Avec un bilan de 2 victoires, 6 nuls et 18 défaites lors de ses 26 dernières rencontres, le DFCO s’est complètement effondré et file tout droit vers la relégation en Ligue 2. D’autant plus qu’aucun joueur ne semble en mesure de porter l’équipe sur cette fin de saison : les attaquants dijonnais Julio Tavares et Wesley Said n’ayant marqué que 5 buts en cumulé.

20e : Caen, 20 points

Un affreux vent d’impuissance souffle à Caen, qui vient d’enchaîner 11 rencontres sans victoire en Ligue 1 (3 nuls, 8 défaites). Avec seulement trois timides succès depuis le début de la saison, la crise semble profonde au sein du club de Fabien Mercadal, qui a déclaré "ressentir un sentiment de honte". Avis partagé par les supporters caennais, qui ont demandé la démission de Gille Sergent à plusieurs reprises. Avec un calendrier plutôt clément pour terminer la saison (Monaco, Nîmes, Angers, Nice, Dijon, Guingamp, Reims, Lyon et Bordeaux), Caen va absolument devoir engranger quelques points pour ne pas perdre toute confiance et tenter de ne pas sombrer sans combattre.

La 30e journée de Ligue 1 : 

Rennes - Lyon
Marseille - Angers
Amiens - Bordeaux
Monaco - Caen
Dijon - Nice
Nantes - Lille
Toulouse - Paris SG
Saint-Etienne - Nîmes
Montpellier - Guingamp
Strasbourg - Reims