Ligue 1 : un OM taille patron s'impose contre Monaco

Publié le , modifié le

Auteur·e : Adrien Hemard
Benedetto Thauvin

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Cela sentait l’Europe au stade Vélodrome samedi pour le derby du sud entre Marseille et Monaco. Et dans la course au podium, c’est l’Olympique de Marseille qui réalise la bonne opération en s’imposant 2-1 face à l’ASM pour la 14e journée de Ligue 1. Un succès initié par deux buts précoces du duo Thauvin-Benedetto, et porté par les cadres de l’OM. Après une campagne européenne ratée, Marseille confirme son statut de poids lourd en Ligue 1 en reprenant la deuxième place provisoire.

Depuis plusieurs jours, Andre Villas-Boas ose le dire : l'OM joue le titre cette saison en Ligue 1. Et ce qui a d’abord été pris pour une grossière excuse pour faire passer la pilule de l’échec en Ligue des champions n’est plus si risible aujourd'hui. Après sa victoire solide contre l’AS Monaco ce samedi (2-1), Marseille est provisoirement deuxième avec deux matches en retard à jouer (qui pourraient placer l’OM seul aux commandes de la L1, ndlr). Surtout, en dehors du résultat, Marseille s’est imposé en patron contre Monaco, un concurrent direct. Sans être flamboyants, les Marseillais ont été costauds après un début de match parfait, avant de gérer sans trembler. En revanche pour Monaco, c’est une deuxième défaite de rang contre un adversaire direct, après le revers à Lille dimanche dernier.

Benedetto retrouve son niveau

En Ligue des champions, la réussite a fui l’OM. Ça ne suffit pas à expliquer le désastre marseillais en C1, mais cela a joué. En Ligue 1 en revanche, depuis le début de la saison, Marseille sait faire pencher la balance en sa faveur. Et le début de match contre l’AS Monaco en a été le parfait exemple avec deux buts en deux frappes. Disposé en 4-4-2 losange avec la doublette Thauvin-Benedetto en pointe, l’OM a étouffé les Monégasques avec un pressing très haut. Après une énorme occasion d’entrée pour Monaco, non convertie par un Ben Yedder pourtant seul face au but, les milieux marseillais ont fait reculer le bloc monégasque. Maladroite et fébrile, la défense asémiste multipliait les approximations techniques. Sur l’une d’entre elles, Dario Benedetto, plein de sang froid et de technique, fixait puis centrait vers Thauvin, seul au second poteau pour placer une tête imparable (1-0, 4e). Première frappe, premier but.

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Quelques minutes plus tard, l’OM prenait les mêmes, ou presque, et recommençait. Sur une nouvelle perte de balle monégasque, Rongier lançait Thauvin qui fixait puis centrait vers le second poteau où Dario Benedetto, seul, ajustait du pied sous la barre (2-0, 13e). Mis sur orbite par sa doublette offensive retrouvée, Marseille était tout prêt de tripler la mise sur sa troisième occasion : un centre de Sanson plongeant, à peine trop long pour Benedetto (19e). Après ce début de match tonitruant, l’OM passait en mode gestion. L’AS Monaco se projetait un peu plus, mais la solidité de Kamara, Gueye et Rongier au milieu, de l’arrière garde marseillaise, et surtout de Mandanda, ont permis à l’OM de rentrer au vestiaire avec cette avance. Et ce malgré un sursaut des Monégasques écœurés par un Mandanda impérial, notamment sur un missile signé Badiashile (32e).

Un second acte tout en gestion

Après la pause, l’OM changeait de stratégie en passant dans un 4-5-1 pensé pour tenir le score. Et c’est ce que les Marseillais ont fait, sans trop trembler, même s’ils auraient pu concéder un premier penalty sur une main de Nagatomo, sauvé par une faute commise sur Sakai juste avant (51e). Ils auraient aussi pu se mettre à l’abri si Thauvin avait cadré son enroulé sur un décalage millimétré de Benedetto (58e), ou si Rongier avec fait le bon choix sur une percée éclaire (66e). Discipliné, Marseille n’a pas été flamboyant dans ce second acte, mais extrêmement solide, concédant peu d’occasions à Monaco. Et ce jusqu’à une faute évitable de Thauvin, coupable d’un pied haut dangereux devant Ben Yedder : penalty indiscutable. Et penalty transformé par le buteur monégasque, pour relancer la fin de match (2-1, 78e).

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Si serein jusqu’ici, le navire marseillais allait commencer à tanguer, pensait-on. Et bien non, absolument pas. Avec l’entrée de Balerdi à la place de Benedetto, l’OM cadenassait la fin de match. Incapable d’emballer les dernières minutes comme on aurait pu s’y attendre, Monaco buttait sur une arrière garde marseillaise intraitable, et sur des milieux toujours aussi actifs. Que ce soit Gueye (entré en première période à la place de Sanson, blessé), Kamara, toujours aussi étincelant, et Rongier omniprésent, à l’image d’un ultime retour dans les pieds de Pellegri dans la surface (89e), le milieu marseillais a géré ce choc en patron. Comme le reste de l’équipe. Ce qui n’est pas rien pour un club qui jouait mercredi soir contre Manchester City, et qui ces dernières années avait perdu l’habitude de maîtriser les débats contre ses concurrents directs. En somme, ce sixième succès de rang en L1, a fortiori contre l’AS Monaco, peut légitimement donner à l’OM envie de rêver haut et fort.